‹ Scènes populairesChapitre 75 sur 201 · SCÈNE vu · texte numérisé non relu

SCÈNE vu

cibot. — J'I'aime tout plein ce garçon-là, il est bon enfant. Nous nous sommes tourmentés toute la nuit avec ma femme pour savoir où nous nous logerions. Je ne sais vraiment pas trop où , car il faudra aussi loger les domestiques ; et puisque nous faisons tant... Ma foi , si dans la serre... mais il n'y a pas de place, dans la serre. Tiens, chez le jardinier; il a bien des enfants. Ma foi, tant pis, à la guerre comme à la guerre, il faut s'y prêter un peu, avec d'aussi bons voisins. Il faut cependant que je m'occupe aussi de ranger dans la maison; car si je ne m'en mêle pas... (Il aperçoit le sac de nuit de M auge sur une chaise.) Eh bien! qu'est-ce que c'est que ça? qu'est-ce que ce sac de nuit fait là? (// lit l'adresse.) «M. Maugé , chez M. Cibot.» Comment! Maugé? Maugé est ici ! Eh bien ! en voilà, une drôle! Maugé ici ? Mais comment cela se fait-il , sans nous avoir prévenus ? Venir fondre comme ça sur les gens! Qu'allons-nous faire? Avec ça que ma femme ne peut pas le souffrir. Elle lui garde une dent pour s'être

moqué de moi quand je me suis fait porter 'pour la croix d'honneur comme sergent-major dans nia compagnie. J'ai fait en cela comme tout le monde. Il n'y a pas à dire, elle ne lui a pas pardonné ça. Ce n'est pas rembarras, on pouri.iii bien le recevoir, celui-là; car nos anciennes connaissances ne dous importunent pas beaucoup. Elles nous laissent bien tranquilles; ma femme les reçoit si bien qu'elles gardent d'j revenir, et elles ont bien soin d'en dégoûter celles qui en auraient l'envie. Mon Dieu! mon Dieu! quel embarras ! Justement le voici.

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