SURPRISE
— Ah! vilain, c'était toi, je m'en suis bien doutée; Ne te cache plus, va, ta ruse est éventée,
Je te vois à travers ces branchages tremblants... Malheureux !... ne vas pas écraser mes replants.
— Catherine, pourquoi m'apercevoir si vite?
Et me poursuivre quand tu vois que je t'évite. Ëh bien« oui, là... c'est moi qu'il faut remercier Et qui me jetterais pour toi dans nn brasier !
Ainsi Fritz exhalait devant sa Catherine L'amour impétueux qui g:onflait sa poitrine, Sans gêne et sans détours, pendant que celle-ci Sentait, de son côté, le cœur lui battre aussi !
— Vois donc comme ces fleurs entre elles se sourient, Et comme d'ici là leurs nuances varient.
Et comme, en bourdonnant, cet innombrable essaim D'abeilles va puiser ses vivres dans leur sein.
Des abeilles! des fleurs! que m'importe, ma belle, A l'amour dont je meurs que ta bouche rebelle Sourie, et crois-le bien, comme je te le dis. Tous les lieux deviendront pour moi des paradis!
Et là-dessus, voilà mon gaillard qui l'embrasse ! Pendant qu'à l'horizon, que le vent débarrasse, Le soleil, tout charmé de pareils entretiens. Montre sa grande face , en disant : — Tiens ! tiens ! tiens !