LA PIPE
(Traduit de Hebfl.)
Au printemps, qunnd les fleurs poussent au bout des branches, Quand nichent les oiseaux sous les ramures blanches Ki qu'on sent au soleil son cœur se ranimer, Qu'on est heureux d'avoir une pipe à fumer.
L'élé, quand les moissons dans les plaines jaunissent, Quand de fruits savoureux les vergers se garnissent Et qu'on se croit toujours au moment de pâmer, Qu'on est licureux d'avoir une pipe à fumer.
L'automne encore, quand l'insoucieux automne Vient, à califourchon, s'installer sur sa tonne, Pleines d'exhalaisons si douces à humer...
Qu'on est heureux d'avoir une pipe à fumer.
L'hiver enfin, quand tout s'enveloppe de neige, K( que pour déjouer la bise qui l'assiège, Chacun no songe plus qu'à se bien enfermer. . Chacun est heureux d'avoir une pipe à fumer.