‹ Schamyl drame en cinq actes et neuf tableauxChapitre 28 sur 84 · WA8BU · texte numérisé non relu

WA8BU

Ennemis déclaré», alliés secrets , soit ! —Que faisons-nous alors ?

HAMSAD.

Nous frappons le coup décisif, le coup du cœur.

WASS1LI

Montrcz-moi la place.

HAMSAD.

La place! C'est, après la Mecque, notre seconde caaba, noire seconde maison sainte; c'est le sanctuaire de la Circassie, c'est la forteresse d’AchulgO qui le recèle.

VAtËIU.

Bien ! j'assiège 1a forteresse.

HAMSAD.

Et moi je la défends.

WAMOJ.

Elle passe pour imprenable ?

HAMSAD.

Elle l’est! — quand on a eu le temps de rompre les digues du lac et d’inonder les alentours.

WABBTLI.

Et ce temps manquera?

Il manquera!

Mais la tribu des Adighés qui occupe le pays d'alentour?

HAMSAD.

la tribu des Adighés, avec son chefKelemet, est à moi, elle est h vous.

WAS6IL1

Admirable ! — Eh bien l mais tout est dit entre nous, ce me semble ?

HAMSAD.

Tout — eicepté le dernier mot.

WAâsnx.

11 sera simple et net. Voici ma main, iman du Caucase !

HAMSAD.

Ce m’est trop d'honneur, monseigneur le vice-roi de Géorgie! SCÈNE Mil.

Le» Mêmes, FÉODOR, Omaus, etc.

WASSIU, »pp--bnl.

Holà, messieurs! ( Eamai rMtra i** omoer».) Le cavalier eircassien que vous voyez ici est libre. Sa rançon est convenue. Capitaine Féodor, vous avez exécuté mes ordres?

FÉODOR

Oui, général; les bataillons sont déjà en route au pas accéléré, mais sans bruit. S'il m'est permis de vous demander le motif stratégique de celte marche de nuit?...

Inutile! Je rejoins ces braves gens. Féodor, vous commanderez en mon absence les six cents hommes que je laisse ici.

rtoooa.

A merveille, général! Reste à combiner entre nous les divers mouvements que...

WASSIU.

Simplifions. Voici votre consigne : continuer à occuper la crête de cette montagne, el ri, contre foute probabilité, 1 ennemi réparait de votre côté, le broyer sans merci. Je ne serai qu’à deux versles de distance, et, au premier bruit, je voua enverrais des renforts ! Mais, sur votre tète et quoi quil arrive, Féodor, ne bougez pas d'ici!

FÉODOR

Sur ma tête, assurément! Toutefois...

WASSIU, M Itrttcul m* w *** ll «r.

Ma fille Nadèje, à la nouvelle de ma blessure, s'est mise en route avec I.idinc pour me venir soigner, la romanesque enfant! Na» tentes' du plateau de Tarai sont le seul endroit sur et convenable ; si elle arrivait dan» la nuit, je l’enverrais ici, Fcodor.

FÉODOR

Précieuse faveur ! mais, pcrmctlez-moL..

WASSIU , um rfeoBH r .

Messieurs, à demain, au jour.

FÉODOR, l' mw pi pMU

M'>n devoir est tract', tiendrai ; cupendanL.. (wonu, h.—.. »

l<* Ofliriur. turltnl.)

Page 1