‹ Schamyl drame en cinq actes et neuf tableauxChapitre 52 sur 84 · SCÈNE Vil · texte numérisé non relu

SCÈNE Vil

ADDILA, p^> SCHAMYL.

ADDILA, «Ml.

Ah! la voix... la force rn’a manqué! Prendre mon père la main sur son crime! jamais je n’al pu, mon Dieu! — Avouer tout a Schamyl ? je lasse sa générosité. Le conjurer de renoncer à son coup d'audace? j 'efface son prestige ! (Fr*«4 à’m» ui.v.1 Ah! du moins, j'ai vu se mouvoir cette porte; je sais comment parvenir jusqu'à ma mère. Il rbrrebe et pouua le renorl, h porte «‘oarrr, il Curette

«nr le icuîi.) Ma mère! Eh ! quoi ! je vais lui dire ce qu'est Schamyl!. et elle n’attend que cette révélation pour se dévouer et mourir !

SCHAMYL, 'cirant.

Est-ce toi, Addila? *

ADDILA.

Schamyl !

SCHAMYL

Tu es seul ?

ADDILA.

Oui, frère.

SCHAMYL

Je le cherchais : on se voit à peine dam» cette ombre.

ADDILA, tri a rixmnt réprimé la portr. -an» U trriacr tout h bit.

Ncm, ma inère! non! ce n'est pas toi qui mourras !

SCHAMYL

Frère, tu vois, 1a citadelle est sauvée, et le nom de ton père intact.

ADDILA, lui «errant la main.

Merci !

SCHAMYL

A ton tour, que fcras-lu pour moi ?

ADDILA.

Parle, Schmeyl !

SCHAMYL

Eh bien, j'exige, Addila, que tu ne te risques pas ave moi sur ce radeau.

AOWI.A, k r '««niant.

Ah ! c'est là ce que tu me demandes ?

SCHAMYL

Oui, tu dois du moins Alè seconder dans cé duel de ma volonté contre tes prophétie», de mon cœur contre le sort. Addila, je veux être sûr, si je meurs, que tu survivras, toi, pour consoler notre mère.

9CHAMYL.

Avenu.

Tn m raison, Schamyl ! Il ne faut pas que nous mourions tous les deux. Il ne faut* pas que nous moulions ensemble sur ce radeau fatal!

SCHAMYL

Ainsi, j'ai ta parole?

ADDILA,

Schamyl ! tu me promets de garder l'honneur de mon père ?

SCHAMYL

Frère, comme je garderais le mien !

ADOIL.l.

Eh bien, qu'il soit fait selon que Dieu l'exige 1 — Seulement, Slnrn}!, je puis ne plus te revoir. No conserverai -je rien do toi qui me si lit un souvenir et une relique? Tiens, ce manteau, il u pot lé bonheur à toi et à nuire cause : donne-moi ce manteau, frère.

gCJiAMVL, Mriaat.

Tu le veux?

ADDILA.

Je t'en prie. Au bivouac, je m’endormirai dans scs plis, et mes larmes seront plus douces.

SCHAMYL, r«mbr*Mat.

Sois béni, sois aimé de Dieu !

APD1LA.

Schamyl, l’heure approche, je crois.

SCHAMYL, »lb»t * la lr**tr*.

Oui, vois-tu déjà, par delà le torrent, les feux du carnp russe qui s'éteignent ? J’attends le dernier pour donner le signal, et en avant ! ;n wVwi« »u <ww>n.)

ADMLA, A lui -in £*,<•.

Fæ signal devancera l’heure, et ce manteau servira ma ruse, [ün.oiant un fwrr.) Adieu, frère ! que Dieu prolonge tes

jours de tous les miens! («■* g**»,- w* h porte *«r-u, q« •‘enivWra •• ee *t Uu*« »«ir Eikjni. Axo rffm.,) Ma mère ! (0 . «Ut*» au dehon.)

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