SCÈNE VIII
ESKAM, SCHAMYL.
ESKAM, Mirant, A b *olx d’Addib.
Oui, mon enfant, c’est moi !
SCHAMYL, « rrtnoRUBt, k la vflrt
Ma mère !
ESKAM.
Silence ! quitte cette fenêtre ! Ce rayon de lune nous trahirait. Viens, Viens de ce côté. ( EUo rvmoaU! i b P"rt* pour »lr si ptoonoe
SCHAMYL, a lurnténK', »>ec «■ ebu *e«
Je vais donc me révéler il ma mère ! (s'wriiam.) Malheureux ! mais tu vas mourir! Acheter cette joie par sa douleur? Non, non ! qu’elle m’ignore pour n’avoir pas à me pleurer, (n tut o>
pas pour torlir.)
ESKAM.
Addila ! Viejis, viens, Addila !
SCHAMYL, tint .Inuccmm».
Oh ! mais je sais Addila pour elle ! Je puis donc surprendre ce baiser, ie puis dérober celte larme! Enfin, elle est ma mère à moi aussi ! et ce larcin du ciel, ô mou Dieu! ne sera pas un sacrilège !
ESKAM, IVtnbrisaaitl.
Mon Addila !
SCHAMYL, k grenus, Tenraml *>o talwr.
Ma mère! (a A h! maintenant, si je meurs, je saurai du moins ce que mettent de bonlicur sur le front d'un fils les lèvres de sa mère!
ESKAM.
Addila, écoute! une minute ici vaut une existence! ll.um.td vient de traverser le sanctuaire, je l'ai vu, il ma parlé. Tu ne -ais pas? C'est de la mort de Schamyl qu’il me menace a présent ! Il était question d'un radeau, d'un danger. 11 disait que fa vie de Scliamyl était dans ses mains. Est-ce vrai? Si cest vrai, à ton tour, Addila, de sauver ton frère. (ere«ier «>u <i« cor.— Sci. a «)i »c d nrn Tu ne me réponds pas, Addila? (i>«uxi<«» .r*
Ae «oc.)
SCHAMYL
Il vous répond! il vous a devinée, prévenue, ce grand cœur! Il me prenait la mort et me laissait les embrassements de notre mèref
ESKAM.
Qui me parle?
SCHAMYL
Ah! cette fenêtre! ah! je le sauverai ou nous mourrons
ensemble. (U eoibraM* padslous^inrul sa mer.» cl reurt à ta fceti ••. — D< U-ul iur b t-ird.) Priez pour vos deux fils, ma mère ! (il «’ebarc.)
ESKAM, b fetAuaaiuâDl.
Schamyl ! (eu* wi précipite dekor* avec no cri terrible.)
Sixième Tableau.
LE YORREMT DU KOI SOI'.
Le torrent — ta nuit. Clair de lune. — Au fond, la forteresse d’Achulgo Sur le devant, rocher* occupé» par te*» Ruades en arni.-s. — Ou voit, du hiiii du torrent, deiceodre et grandir un radeau portaul Addila « les vingl (ürcaaaiens. Appels et cris des soldats russes : #.'«» tfc ri rwj ! Feu ! Feu ! — Vivo fusillade. — la* radeau tourne dcrrit-ir une nusM! d« rocher*. Quand H reparaît, it no porte plus que des mort* et des blisaé* « un seul Imaime debout : Addila. — Les Russes ébranlent et roulent un énorme bloc qui, en tombant, barre le terrent et arrête le radeau. En ce moment, Scliamyl accourt, sautant do rocher on rocher.
SCHAMYL, de Ma.
Courage, Addila! me voici! courage!
ADDILA.
Kctire-toi! éloigne-toi, frère! laisse-moi!
Schamyl, d'un* bond, s’élaucc sur le radeau, mus le fou des Russes. Sis efforts réunis à ceux d Addila déplacent enfin le rocher ; mais, au moment où le radeau reprend sa marche, Addila tombe frappé d'une balle.
ADDILA.
Adieu, frère! A mol la mort! à toi la v icloire 1 Le rudi-au disparaît de nouveau. La fusillade a cessé. Dans lo silence on entend retentir quatre ou cinq cou|» de hache. Puis, lentement, lr* eaux montent, se gonflent, s’étendent, noyant les roc liera, tes Russes ut tours cris, et entourant enfin d'une nappe iiumcnns la eiludcllc d'Achulgo.