‹ Schelling. Écrits philosophiques et morceaux propres à donner une idée générale de son système. Traduits de l'allemandChapitre 8 sur 89 · XLI V · texte numérisé non relu

XLI V

PREFACE

il se plaçait naturellement à la suite de la dernière leçon, sur l’art, qui termine les Etudes académiques.

Nous avons également traduit un morceau sur Dante, qui contient, en peu de pages, des idées originale^ et d’une haute portée sur la poésie moderne, et une appréciation philosophique du plan et de la structure intérieure de la Divine Comédie. Ce petit écrit, qui se recommande aussi par un style brillant et animé, faisait une suite naturelle au Discours sur les Arts du Dessin.

Nous avons complété celle publication par deux morceaux empruntés, l’un au grand critique que l’Allemagne a perdu récemment, W. de Schlegel, l’autre à Goethe. Bien que le premier de ces fragments soit antérieur au Discours sur les Arts du Dessin, et que l’auteur constate lui-même cette priorité, il est trop évident que l’idée principale, dont il fait honneur à un écrivain peu connu (Morritz), p. 397. que cotte manière nouvelle et supérieure d’envisager l’art et la nature appartient;) la nouvelle philosophie. C’est elle qui a éclairé et inspiré le critique, peut-être à son insu, et lui a fourni le critérium avec lequel il juge les autres théories . Nous avons cru que le morceau tout entier, écrit avec esprit, élégance et lucidité, pouvait servir avantageusement de commentaire à quelques endroits du Discours sur les Arts, que le philosophe n’a pas cru devoir développer. Le dialogue de Goethe, sur la vérilc et la vraisemblance dans les amvres d'art , a moins d’importance; mais on y trouve

HU TRADUCTEUR

aussi, sous une forme dramatique, une spirituelle réfutation du système absurde et grossier de limitation do la nature, pt de l’illusion comme source des

jouissances que nous font éprouver les beaux-arts.

Nous ne cherchons pas à le dissimuler , un des principaux caractères qui ont désigné ces divers écrits à notre choix, c’est la forme littéraire. Les Éludes académiques, le Discours sur les Arts du Dessin , le ) morceau sur Danle, sont les seuls écrits de Schelling où ce philosophe ait consenti à ne pas exprimer sa C pensée sous des formes métaphysiques, et se soit rapproché du langage vulgaire. Encore ne voudrionsnous pas répondre que, dans plus d’un endroit, nos lecteurs ne désirassent moins de laconisme , des termes plus explicites , à la fois moins abstraits ou moins figurés. Toutefois, ces défauts, qui tiennent en partie à la manière habituelle et au style de l'auteur, en partie à ce que le professeur s’adressait à un auditoire déjà familiarisé avec ses idées, ne sont pas tels qu’on ne puisse généralement saisir sa pensée sans grande contention d’esprit et sans autre préparation qu’une connaissance générale de l’idée qui sert de hase au système. Si, sous ce rapport, nous avons préféré ces écrits à d’autres du même philosophe , qui offrent un caractère plus scientifique et plus ésotérique , ce n’est pas que nous ayons visé à la popularité ou fui des difficultés qui sont plus en réalité pour le lecteur que pour le traducteur ( il est en général plus facile de calquer des formules métaphy-

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