‹ Schelling. Écrits philosophiques et morceaux propres à donner une idée générale de son système. Traduits de l'allemandChapitre 7 sur 89 · XL1II · texte numérisé non relu

XL1II

ne conteste que l'esthétique n’ait reçu de lui une puissante et féconde impulsion. Nulle part cependant il n’a développé ses vues sur l'art d’une manière complète et systématique. Sa manière d’envisager l’art en général et la place qu’il occupe dans le développement de l'humanité a été consignée à la fin du Système de l'idéalisme trcuiscenden/al. En ce qui louche à des points plus spéciaux , sa pensée ressort d’une foule d’endroits de ses autres ouvrages. Mais c’est surtout le Discours sur les arts du Dessin dans leur rapport avec la nature , qui contient le développement de sa théorie, et scs applications à quelques unes des questions qui intéressent les arts en général , la sculpture et la peinture en particulier. Ce discours n’est pas moins remarquable par la forme que par le fond , par la rioliessc et l’éclat du style, que par la profondeur et l’originalité des idées. C'est un des morceaux les plus brillants de la prose allemande. Schclling , qui s'est si souvent montré non moins poète que philosophe, s’y place à côté des grands écrivains de cette époque si féconde en chefs-d’œuvre de tout genre. Nous nous sommes efforcé de le faire passer dans notre langue, malgré les difficultés qui l’ont fait regarder comme peu susceptible de se prêtera une traduction française (1 ).

(t) M. Mattcr, dans son écrit sur Sclielling, s’exprime ainsi , page 22 : « Le discours sur les rapports des beaux-arts avec la nature est peut être celui de lous ses ouvrages qu'on ferait connaître le plus. utilement en France, mais il ne faudrait pas essayer de le traduire. » Il était traduit lorsque l’auteur écrivait ces lignes. C’est aux connaisseurs à juger si nous avons été trop téméraire.

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