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‘tive sous ‘aquelle apparaissent les concepts fondamentaux
de la philosophie de l'identité.
A l’occasion de la critique des idées de Fichte, Schelling avait fait savoir qu'il prendrait comme objet de ses réflexions les philosophes mystiques sur qui Les philosophes officiels s'entendent presque unanimement pour faire le silence. Les références du présent traité, la croyance de plus en plus ferme à l'existence d’intuitions mystiques passagères, mais souvent renouvelées, extérieures à la continuité de la tradition philosophique proprement dite, montrent déjà la familiarité de Schelling avec les productions mystiques !.
L'influence paraît encore plus sûrement dans la forme de l’exposition dont Schelling fait lui-même remarquer la nouveauté, et qui devient, en fait, dès ce moment définitive. Maintenant plus d’essai de constructions à la Spinoza : la forme narrative à partout remplacé la forme démonstrative?. La construction, convenable à une philosophie statique où la totalité des choses est, comme dans une œuvre d'art, toute développée en surface, où rien d’indéterminé ne reste, est au contraire impropre à évoquer le drame cosmique, aux catastrophes inattendues, dont le mystique éprouve la divine nécessité. Aussi bien, l'univers de Schelling est maintenant plus dramatique qu’épique et met en scène des personnages plus qu’il ne raconte d'événements.
C’est qu’en effet cette manière nouvelle provient d’une modification profonde de la pensée. Les mystiques se considèrent comme en relation non avec des forces impersonnelles, mais avec des personnes toutes-puissantes. Le monde doit donc être pour eux non un tissu de faits résultant du croisement de lois abstraites dont chacune exprime la nature d’une force, mais comme le résultat libre d’actions personnelles; non seulement l’histoire, faite d'actions personnelles, ne se réduit pas à la nature,