‹ SchellingChapitre 16 sur 195 · OU · texte numérisé non relu

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$ II. — Caractéristiques de la Philosophie de la nature.

Schelling écrivait dans un article du Journal philosophique, paru en 1797 :

«Tandis que les Kantiens encore maintenant (ignorant ce qui se passe en dehors d'eux) se battent avec leurs fantômes de choses en soi, des hommes d’esprit véritablement philosophique font (sans bruit) dans les sciences naturelles et la médecine des découvertes, auxquelles bientôt s’attachera immédiatement la saine philosophie, et qu'un cerveau, doué d'intérêt pour la science, doit achever de rassembler, pour faire oublier en une fois toute la lamentable époque des Kantiens !. »

Quelles sont ces découvertes auxquelles le jeune philosophe attache une telle importance? Les criticistes et Fichte lui-même n'avaient aucun égard à ces progrès des sciences. Schelling entre ici dans une sphère d’influences tout à fait extérieure à celle de la philosophie de Fichte.

Les sciences expérimentales sont, à cette époque, révolutionnées par de nouvelles découvertes, tout comme la philosophie par la Critique de la Raison Pure. Le système mécanistique de Le Sage peut être considéré comme la fin d’une époque?. On délaisse alors la construction mathématique et mécanique des phénomènes de la nature pour l'étude expérimentale.

Un des physiciens qui eut le plus d'influence sur Schelling est Lichtenberg, dont il vante souvent l'esprit et les travaux. La thèse de Lichtenberg était que la seule science admissible comme telle était les mathématiques, que les infinies nuances des phénomènes physiques em-

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