‹ SchellingChapitre 167 sur 195 · Zur Geschichte der neueren Philosophie, I, x, p · texte numérisé non relu

Zur Geschichte der neueren Philosophie, I, x, p

2. P. 132 et p. 139. On reconnaît ici le point de vue propre de Schelling, qui ne veut procéder que sur les êtres concrets, ou comme disait Leibniz, des notions complètes; comp. Philos. der Offenbarung, 1, nm, 60.

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cept est un abstrait, donc quand on a passé par la philosophie de la nature et que l’on considère l'abstrait comme le résultat d’un acte d’abstraction; et ceci suppose la philosophie de l'esprit; mais de plus il considère le concept isolé comme existant en soi, ce qui est, en tout cas, illégitime f.

Cette étrange erreur viendrait, d’après Schelling, de ce que, fidèle à la dialectique transcendentale de Kant, il ne saurait admettre d’autres êtres non sensibles que l'être d'un concept. IL n'a pas lesens des êtres non sensibles et pourtant concrets?. C’est même de là que viendraient les critiques qu'il a faites à la théorie des puissances divines, et surtout à l'expression puissance. Il n’a pas vu que ces puissances étaient des êtres concrets, des actes, des volontés, non des éléments abstraits. C’est qu’en effet la philosophie de Hegel va du plus abstrait au plus concret; Schelling procède au contraire du concret au concret, seulement du plus enveloppé au plus développé.

Mais le conflit porte surtout sur le moteur du devenir : c’est là la partie vraiment forte de la critique de Schelling. Remarquons, pour bien la comprendre, que la pensée de Schelling va de plus en plus à considérer les éléments du devenir non pas à l’image de pierres avec lesquelles on construit une maison, mais comme des sortes de points critiques que l’on peut isoler par abstraction sur une courbe. Le devenir, la liberté absolue sont antérieurs à tous ces moments. C’est en partant du devenir concret de la nature, il va même jusqu’à dire de l’expérience de ce devenir, qu’il en détermine les moments isolés. IL a expliqué avec une netteté qui ne peut être surpassée que chacun de ces moments, considéré en soi, était complètement inerte, que leur place dans le devenir ne venait pas d'eux-mêmes, mais de leur rapport au devenir total. Il s’ensuivait aussi que la seule manière de les connaître

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