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conséquences d’un principe, mais l'effort constant de l'intuition. |
La doctrine de Schellis est donc un positivisme intast tionniste, comme un effort pour réaliser ce rêve magique de la réalité dont parlait Novalis; et l’on saisit comment la vision religieuse et artistique des choses pouvait coïncider avec la vision scientifique.
Seulement, ce positivisme est incomplet, et, en une certaine mesure, infécond : incomplet, parce qu’il y manque une critique formelle et précise de la donnée immédiate; infécond, parce que Schelling, malgré sa philosophie dernière, sa philosophie historique, a trop souvent rétréci la continuité du devenir dans l'identité de ses moments. Il manqua à Schelling, pour remplir ces tâches, le goût et le sens de la psychologie qui caractérisent en France le fondateur d’un positivisme des données immédiates de la conscience, M. Bergson.
Schelling est donc peut-être, plus qu’on ne le croit en général, un isolé dans l’histoire de la philosophie allemande. Il est remarquable qu’il n’a pas fait véritablement école. Des physiciens et des naturalistes d’abord, puis des esthéticiens, des juristes et des théologiens s'inspirèrent sans doute de son esprit; ces influences n’intéressent pas directement l’histoire de la philosophie. D'ailleurs, après les succès éclatants d’Iéna, Schelling, qui se livre fort peu, est aussi de moins en moins suivi. La philosophie de la nature devait avoir son épanouissement dernier dans la philosophie d’Herbert Spencer!.
Enfin, sa doctrine dernière, la doctrine historique, eut une influence indéniable sur la philosophie de la Liberté de Secrétan, dont le nom est si intimement lié aux doctrines contingentistes de notre époque.
1. La filiation historique par l'intermédiaire de Coleridge et de de Baer est certaine; cf. Rôth, p. 7-8.
DUO DRASS nee tree ne een do aout as 0 eue oo et v PREMIERE PARTIE LES PREMIERS TRAVAUX CHAPITRE PREMIER PHILOSOPHIE ET CRITIQUE.
La famille de Schelling; son éducation; ses travaux scolaires. — Hül-
derlin et Hegel. — Le traité Du moi et ses rapports avec Fichte : ce qu'est la philosophie. — L'unité du savoir : idéalisme et ontologisme. — Spinoza et Kant. — Polémique contre les Kantiens. — La conscience. — L’intuition. — L’autonomie du savoir. — La révolution idéaliste. — Polémique contre Rheinhold et contre les théologiens. —
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