Ve PHILOSOPRIE ET CRITIQUE. ei ete Vo
Tibingen, furent fécondes pour sa OR philosophique; non pas que la doctrine enseignée par les maitres de Tübingen püt beaucoup éveiller les esprits : on aperçoit par la correspondance de Schelling ce qu'étaient ces théologiens prudents et timorés, forcés de faire quelques concessions au siècle des lumières. Si l'idée d’une révélation choquait les esprits éclairés, celle d’une démonstration rationnelle était encore plus inadmissible. Restait, comme demi-mesure, la croyance morale, l’utilisation de la méthode kantienne des postulats de la raison pure pratique considérés comme Deus er machina!. Or Schelling marque, dèsce moment, non moins d’antipathie pour le moralisme que pour les demi-mesures; il est convaineu d’ailleurs que la méthode des postulats pratiques n’amène pas à un Dieu personnel?.
Ce qu'il apprit d’ailleurs officiellement à Tübingen, ce fut la philologie sémitique ; et ce qui sortit de ces études fut d’abord un Essai critique et philosophique d'explication du chapitre IIT de la Genèse sur l’origine première des maux humains’, dissertation soutenue le 26 septembre 1792, et qui lui donna le titre de maitre de philosophie; puis en juin 1795, à la fin de ses études, il composa une dissertation pour l’examen de théologie Sur Marcion, correcteur des lettres de Paul‘. Nous aurons, beaucoup plus tard, à rappeler la première de ces œuvres ; elle contient toute une philosophie de l’histoire rattachée à la chute de l'homme, et en particulier explique pourquoi le mal commence en même temps que la civilisation; ces sujets, après les longues années consacrées à la philosophie de la nature, redeviendront le centre de ses préoccupations. Ce sont aussi les origines de l’histoire humaine dont il traite dans son article des Mémorables
1. Lettres à Hegel du 21 juillet 1795, du 7 janvier 1795 (Aus Sch. Leb., I p. 78: 72). ‘
> Id, -Liev..1795,