‹ SchellingChapitre 68 sur 195 · AUS · texte numérisé non relu

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non développé. Mais nous recevons comme un rappel à l'ordre de l'intuition qui ne peut conserver son identité qu’en rebondissant pour ainsi dire vers le point opposé, en contractant en un point, dans la subjectivité et l'idéal, ce qui s'était épanoui. Mais ce rebondissement, s’il va à l'extrême de la contraction, n’est pas moins contraire à l'identité: celle-ci ne se retrouve que dans le produit identique de la contraction et de l'expansion, dans la matière. La matière préexiste donc logiquement à l’expansion et à l'attraction, qui ne sont réelles qu’en elle, et elle est ainsi la première totalité relative (ou somme algébrique) des deux écarts de part et d’autre de l’intuition!.

Cette courte théorie de la matière se complique beaucoup jusqu'au Système. D'abord les représentations kantiennes de forces attractive et répulsive sont abandonnées. En outre Schelling y fait entrer la construction des dimensions de l’espace, et toute La théorie de la cohésion (qui, dans la Darstellung, dépend encore de celle du processus dynamique et de la théorie de la lumière). Voyons, aussi brièvement que possible ces explications : L'intuition en tant que subjectivité idéale se perdrait complètement dans l'être tout épanoui de l’espace, si elle ne s’affirmait en tirant une ligne (première dimension) qui est sa seule façon d'affirmer son identité dans la différence, l’extériorité infinie qu'est l'espace, de la même façon que le géomètre détermine des contours dans l’espace. C’est de la même façon que le temps fait sortir les choses individuelles de leur néant. Le temps qui est unilinéaire corréspond donc à la première dimension. Mais la ligne contient un excès de subjectivité qui est nié dans la surface où l’indépendance de la ligne vient se perdre. À son tour l'identité n'est sauvegardée que dans le produit commun de la première dimension et de la deuxième qui est la profondeur, non plus la pro-

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