‹ SchellingChapitre 69 sur 195 · I, 1v, 142-145 ; vi · texte numérisé non relu

I, 1v, 142-145 ; vi

fondeur purement passive de l’espace, mais une profondeur où sidentifient l’affirmé et l’affirmant : c’est la matière impénétrable. (11 est probable que cette seconde preuve, bien moins nette que la première, est introduite pour trouver dans la construction de la matière le correspondant de la construction de la cohésion et du processus dynamique.)

Arrêtez ici le mouvement constructeur de l'intuition : vous aurez alors la physique de la masse, la physique mécaniste dont toutes les lois fondamentales (la loi de l’inertie, et son complément que la seule cause du mouvement est le choc) sont aisément déduites analytiquement du concept de masse!.

Mais la poussée de l'intuition, qui ne permet pas d’arrêt, est la meilleure ou la seule réfutation du mécanisme.

La matière comme masse est un corps sans âme; pour préciser elle est totalité relative, somme algébrique, indifférence : maïs on sait que le produit a son fondement dans l'identité absolue (c’est-à-dire que l'équilibre entre sujet et objet vient de ce que l'intuition fondamentale doit être satisfaite). L'identité absolue doit donc s’exprimer dans la masse matérielle, et elle s’exprime par la gravitation universelle; celle-ci est la réintégration de toutes les différences dans l'unité totale ?.

La pesanteur est l’âme de la matière ; les mouvements qu'elle imprime à la masse ne viennent pas d’un choc, mais de l’affinité de la masse pour la substance absolue.

L'identité absolue se présente maintenant sous forme de la pesanteur. Les oscillations de l’intuition de part et d'autre permettent de construire la totalité des corps. Si j'infléchis l'intuition dans le sens de l’objectivité (qui est aussi la pluralité et le multiple), la masse totale se résoudra en corps particuliers dont le principe est la cohésion ou solidité; de la même façon tout à l'heure, l'intuition pour s’arracher à l'identité vide de l’espace y

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