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1. Cf. p. 417-442. Ë ; 9. Il lit Dante avec Caroline, et en essaye une traduction. Haym, Die
rom. Sch. (p. 535).
ni À
nistes nous ont fait découvrir chez Rubens, par exemple); or, sauf l’art musical qu’il ne connaît pas, et la poésie, on peut dire qu’à l’époque de Schelling l’art n'était que passé mort ou espoir d’avenir!. C’est ce qu'il ne faut pas oublier, lorsqu'on ramène tout le système de Schelling à cette époque à une contemplation esthétique du monde, et encore moins lorsque l’on parle en particulier de sa philosophie de l’art.
Car, entre Schelling et ces œuvres d’art, s’interposent des théories philologiques et esthétiques qu’il amalgame avec ses propres idées. Schelling reconnait qu'avant sa propre philosophie de l’art, il y a eu quelques bonnes tentatives en ce sens, mais isolées et sans lien?. Ses leçons renferment souvent des citations presque textuelles; mais l’édition qu’en donnent les œuvres complètes, où les renvois sont si rares, ne facilite pas la tâche à qui veut retrouver tous ceux dont il s’est servi : c’est pourtant ce qu’il faut faire si l’on veut apprécier ce qu'il y a d’original dans sa pensée.
On peut dire que c’est aux romantiques, aux frères Schlegel en particulier, qu’il a emprunté toute la partie historique et philologique, et aussi bien des vues d’ensemble sur la nature et l’évolution de l’art. De là toutes les incertitudes de cette philosophie : ceux-ci avaient déjà la prétention d'unir à la philosophie la critique littéraire ; ils restent cependant avant tout des critiques, et les théories qu'ils construisent à propos de groupes de faits particuliers, qu’ils étudient en historiens, par exemple à propos de la poésie grecque, sont faites pour cadrer avec ces données. Par exemple, l'existence d’une mythologie comme condition essentielle de l’art, n’a rien de choquant, si on l’applique seulement comme le font les frères Schlegel à la poésieet aux arts plastiques. Or, Schelling veut étendre ce principe et l’applique à
1. Les peintres allemands subissent l'influence du critique d'art Winckel-
mann; le plus célèbre d’entre eux est Mengs, un imitateur du Corrège. D'4P 1362.