‹ Schopenhauer, l'homme et le philosopheChapitre 11 sur 120 · Qwinner, Schopenhauers Lthen · texte numérisé non relu

Qwinner, Schopenhauers Lthen

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s*instniire, eiil était décidé à s'y employer avec acharnement. Il avait l'ambition de figurer un jour avec honneur dans ce groupe illustre où il n'apparaissait encore que comme un original. Ses premiers rapports avec GtBthe furent tout extérieurs. Lui-même n'était pas homme à faire des avances, même à plus grand que lui, et Goethe, dit-il, a ne lui adressait pas habituellement la parole * ». 11 eut pour principal directeur à Weimar, comme à Gotha, un helléniste : c'était Franz Passow, seulement de deux ans et demi plus âgé que lui, plus tard professeur à l'université de Breslau, et qui remania et compléta le Dictionnaire grec-allemand de Schneider. Schopenhauer devint un classique déterminé, nourri des poètes grecs et latins. 11 écrivit alors sur la première page de son Homère cette oraison dominicale en hexamètres, qui rappelle la Prière sur l'Acropole de Renan :

« Notre Père Homère, toi qui maintenant, avec le noble Achille, — te promènes dans les bosquets de l'Elysée, que ton nom soit sanctifié I — Que souvent ton esprit nous visite, et, comme au pays des ombres — ta lyre se fait entendre, qu'ainsi elle retentisse jusque sur la terre, — elle dont les accords chassent de nos âmes le souci du pain quotidien, — et qui, charme merveilleux de l'oreille, réconcilierait les Centaures avec les Lapithes ! — Cependant, que jamais ton génie ne nous induise à la tentation d'une lutte inégale 1 — Mais délivre-nous seulement pour quelques instants de la destinée de ce monde I — Car à toi appartient la force d'émouvoir les cœurs, à toi le laurier, — ô saint Père, aux siècles des siècles I Amen. »

Les dernières lignes contiennent en germe tout un

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