Kuno Fischer, Geschichte derneueren Philosophie^ t. VIIL
2. Le premier sert de frontispice à la biographie de Gwinner, le lecond aax Schopenhauer-Briefe de Schemann.
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bleus comme ceux de Johanna Schopenhauer, profondément encaissés et très espacés. Le nez est finement tracé vers le haut, élargi aux ailes. La bouche est petite, un peu charnue. Les cheveux sont blonds et frisés ; une boucle descend sur le front, selon la mode du temps. Le front est plutôt large que haut. Schopenhauer avait la petite taille de sa mère, la poitrine bombée, les épaules larges, la voix forte, la parole incisive. Il était soigneux de sa mise, et il a toujours gardé, selon la recommandation de son père, sa tenue de gentilhomme. On disait qu'il ressemblait à Voltaire quand il parlait, et à Beethoven quand il se taisait ^.
Schopenhauer, à Tâge de vingt-cinq ans, n'a encore rien publié ; il n'a fait que prendre des notes sur ses lectures. Mais dès maintenant on peut déterminer les éléments dont se composera sa philosophie. Sa vocation s'est décidée pendant l'enseignement qu'il a reçu de Schidze, un kantien prudent et sagace, se défiant des conséquences qu'on commençait à tirer de la doctrine du maître. Ses observations personnelles se portent principalement, par suite d'une disposition innée, sur les côtés tristes de la destinée humaine, a La vie, disait-il à Wieland, est un dur problème à résoudre; j'ai consacré la mienne à y réfléchir. » Ses réflexions se coordonnent à la .lecture de Kant et de Platon. Il
1. Le portrait de Schopenhauer qui a été le plus souven reprôdtiit est celui d*Angilbert Gœbel ; il a été fait en 1859. Schopenhauer, alors âgé de soixante et onze ans, le trouvait s ressemblant, très bon, mais sans aucune idéalité ». Les traits sont devenus durs, le front s'est dégarni, la bouche s*est élargie par la chute des dents, mais le regard a gardé tout son feu. C^est ce portrait qui semble avoir servi de modèle à celui de Lenbach, fait pour la villa Wagner à Bayreuth. Lenbach y a mis c l'idéalité », mais il a noyé les traits dans les tons neutres et affaibli l'expression. Le portrait de Gœbel est reproduit dans Qwinner (p. 582), celui de Lenbach dans Schemann (p. 510).
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empruntera au premier sa théorie de la connaissance, en la modifiant dans les termes plutôt que dans le fond ; au second, sa vision sublime des Idées, dans lesquelles il trouvera l'inspiration et la règle de la poésie et des arts. 11 composera ainsi un pessimisme d'une espèce particulière, qui n'abdiquera d'un côté que pour se reprendre de l'autre, et qui se relèvera du spectacle déprimant de la réalité par la contemplation idéale.