‹ SchopenhauerChapitre 1 sur 30 · INTRODUCTION · texte numérisé non relu

INTRODUCTION

On a beaucoup écrit sur Schopenhauer: on n’a pas, même en Allemagne, recherché les origines de sa métaphysique. Cette recherche a pourtant une double utilité. Schopenhauer, comme on sait, part du criticisme pour aboutir à une métaphysique de la volonté qui peut se résumer ainsi: il y a une chose en soi et cette chose en soi s'appelle volonté. Or ces deux propositions capitales, nous croyons les avoir trouvées, telles que les formule Schopenhauer, dans les philosophies de Kant, de Fichte et de Schelling. Pour vérifier par conséquent si la métaphysique de Schopenhauer est aussi originale qu’il affecte de le croire lui-même, nous aurons à étudier le rôle très important qu'a joué dans les systèmes de Kant, de Fichte et de Schelling, la volonté considérée comme chose en soi. Cette étude sur les origines de la métaphysique schopenhauerienne est donc au fond, et c'est là ce qui en fait l'unité, et croyons-nous, la nouveauté, une histoire de la chose en soi, ou plus exactement encore, de la volonté en soi, de Kant à Schopenhauer ().

() Nous devons mentionner ici le travail de M. Janet intitulé : Srhopenhauer et la Physiologie francaise (Revue des Deux-Mondes, 1° mai 1880). M. Janet a signalé les emprunts que Schopenhauer a faits aux physiologistes français et montré ce qu’il appelle très justement les origines françaises de la philosophie de Schopenhauer. Notre étude pourrait s'intituler : « Les Origines allemandes de la métaphysique de Schopenhauer. »

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