VII. Quelques cahiers de notes sur Locke, Kant, Fichte, etc
En dehors de ces manuscrits, Frauenstaedt avait hérité des exemplaires personnels des œuvres du philosophe, exemplaires interfuliés de papier vélin sur lequel Schopenhauer avait consigné ses corrections et additions en vue d'éditions ultérieures. Ces exemplaires ont malheureusement été vendus à l'encan après la mort de Frauenstaedt et sont aujourd'hui dispersés.
On sait, d'autre part, que Schopenhauer avait commencé, en 1821, un recueil dénotes d'une trentaine de pages, dont le titre choisi par lui, Ek Iaui6v, indique bien le caractère particulièrement personnel. L'exécuteur testamentaire, Gwinner, détruisit ce manuscrit après la mort de Schopenhauer, affirmant que telle était la volonté du testateur. Il y a de sérieuses raisons de douter que l'intention de Schopenhauer ait éré sur ce point aussi formelle. En tout cas, Gwinner affirme avoir fait passer dans la biographie qu'il a écrite du philosophe un certain nombre de passages de l'Efe iaui6v. Ce sont probablement, entre autres, les pages 198 à 131 du chapitre Wer er war de la lre édition (ch. x, p. 241-277), où l'on retrouve, sans erreur possible, le style de Schopenhauer. Grisebach a pu ainsi, avec une suffisante approximation, reconstituer une partie de manuscrit posthume, dans ses Schopenhauer s Gespràche u. Selbstgesprache, p. 101-120. Pour plus de détails sur le manuscrit et sur l'emploi qu'en a fait Gwinner, voir Grisebach, ibid., p. 97-100, et Ed. u. Ined., p. 32-37.