‹ SchützChapitre 104 sur 146 · Ed. Spitta, 3° vol., n · texte numérisé non relu

Ed. Spitta, 3° vol., n

rayonnantes : ces psaumes de 1619 renferment, sans doute, ses plus beaux cantiques de joie, car il connaît encore la joie, et rien n’a changé les souvenirs qu’il a des hymnes magnifiques des musiciens de Venise. Du reste, il se fait gloire de marcher sur leurs traces. Il imite, dans le « Gloire au Père » du psaume ni !, le concerto à 8 parties Lieto godca de Giovanni Gabrieli % et il s’en (latte. D’autres emprunts, qu’il ne déclare pas, et une infinité de ressemblances, témoignent aussi de son application à suivre les Vénitiens. Quand il écrit une vocalise haletante pour traduire les mots mit Zittern (avec tremblement) \ il reproduit l’essentiel de la vocalise que Giovanni Gabrieli trace pour tremor , dans le motet à six voix Timor et tremor ; et quand il sépare les deux syllabes du mot filrchtet par un silence1 2 3 4, il procède encore comme Gabrieli, qui divise timor , dans le même motet, afin de figurer, ainsi, la plainte entrecoupée d’un homme en proie à la terreur5. Les motifs chromatiques, il est presque inutile de le redire, sont alliés aux

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