‹ SchützChapitre 103 sur 146 · Ed. Spitta, 3e vol., p. 3o · texte numérisé non relu

Ed. Spitta, 3e vol., p. 3o

prie, les voix aiguës avec les grosses voix, et tous d’un même mouvement1.

Au cours de cette récitation que se partagent les différents groupes des chanteurs, il arrive que tous s’assemblent pour gonfler les grands mots et marquer les invocations solennelles. Il y a des psaumes de louanges où « tout ce qui a du souffle » conspire en des acclamations qui retentissent de verset en verset, comme un refrain. Depuis le commencement du psaume i36 [Danlcet dem Ilerrn, demi er ist freundlich),} usqu’à la fin, Sohütz a dû répéter, après chaque phrase d’actions de grâces, ces quelques mots : « car sa bonté dure éternellement » ; et il a su traduire ces paroles avec une force qui ne cesse point de croître, soit qu’il ajoute une fanfare de trompette au chœur à cinq voix de la capella qui les a d’abord énoncées, soit que, pour les rendre plus pénétrantes par contraste, il les fasse dire par deux voix seulement, tandis que le chœur tout entier poursuit l’éclatante litanie, soit que, pour finir le psaume, il les présente encore, avec un autre rythme, et dans une incomparable splendeur de sonorité 2.

11 est à son aise alors, en de telles scènes

1. Ce procédé est bien connu d’Al. Grandi (Cf. Hic est vere martyr, dans II primo libro de motetti ).

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