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L’ŒUVRE
de l’appel au Seigneur des deux chœurs réunis (. Hcrr ), de la pressante prière qu’ils redisent tour à tour ( Herr , hôre meine Stimmè), et de l’invocation qui les réunit de nouveau : Lass deine Ohren merken. De l’action successive ou commune de ces deux chœurs, viennent la force et la variété de la composition. Et l’on reconnaît, en ce psaume, mieux peut-être qu'en tout autre, la grandeur vraiment biblique de ce discours musical si simple et si serré.
En ces psaumes rapides, le musicien ne s’embarrasse point d’amples motifs descriptifs que les voix multiplient. Mais il ne s’abstient pas de tracer de ces vocalises qui sont comme des dessins : le vol de l'oiseau1 et de l’aigle2 sont fidèlement dépeints par lui. Et il ne refuse pas d’imiter le mouvement des vagues et le grondement de la mer3. De plus, bien qu’il sache tout exprimer par les chœurs, coalisés ou séparés, il ne dédaigne pas les ressources plus modernes des chants à voix seule et de l’orchestre.
Dans le psaume « en concert » Lobe den lier re/z, la vox sola paraît entre les grands chœurs 4;