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Le texte est pris dans les quatre évangiles

partie de son œuvre, il renonce même à la joie de l’inventer, et accepte les formules de récitation qu’Antonio Scandello, ancien maître de chapelle à la cour de Dresde1 *, a jointes à la narration de l’évangéliste, dans son Historia der Auferstehung1 . Mais cette mélopée liturgique s’assouplit un peu entre ses mains. Les images familières aux musiciens de ce temps s’y épanouissent3, et les mots importants y sont déclamés avec solennité 4. Schütz ne voudrait pas que le discours de l’évangéliste perdît cette majesté surnaturelle dont l’Eglise a doué la « lecture » modulée des paroles consacrées, mais il s'efforce d’y rappeler le langage merveilleux aussi de ces messagers qui, dans les opéras de ce temps, racontent, d'une manière si touchante, les aventures des héros. II considère Y historicus comme un personnage, et même comme le personnage unique de cette « représentation » religieuse. Pour que son œuvre fut jouée avec « plus de grâce », il souhaiterait que 1' « évangéliste », seul, se montrât, et que « toutes les autres per-

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