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2. Cette Sinfonia , dans Ve ni de Libano, annonce la phrase surge , propera, arnica mea, etc. On dirait que Midi. Jacobi s’est souvenu de cette Sinfonia dans un intermède de Das Friedejauchtzende Deutschland de J. Rist, 1 653, p. 67.
L’ŒUVRE
première de ces symphoniae, l’alto et le soprano sont accompagnés de trois bassons (ou violes de gambe). Dans Invenerunt me1, qui forme la seconde partie cY In lectulo , les mêmes voix et les mêmes instruments sont réunis : Yadagio où Schiïtz interprète tenui liée dimittam ilium est d’une simplicité charmante 2. Mais la plus remarquable des pièces de ce groupe est Veni , dilecte mi, fait pour le ténor et deux sopranos, soutenus de trois trombones, du théorbe et de l’orgue : quand le premier soprano chante’ les trombones retentissent; avec le second soprano et le ténor, le théorbe seul anime la basse de l’orgue3 4. Gomme le remarque fort justement M. Hugo Leichtentritt, les personnages du dialogue se distinguent mieux, à cause de cette diversité de coloris * ; par là, cette œuvre acquiert beaucoup de force dramatique.
D'après ces compositions, on peut s’imaginer quel fut le style de théâtre de Schütz dans les scènes d’amour. Le Fi H mi, Absalon , nous
1. Les instruments ornent d’arpèges descendants les notes de la basse continue, et, entre les phrases du chant, répètent un tendre motif accompagné à la tierce (pp. 92-93). Dans cette composition, Schütz reprend, vers la lin, eu changeant les paroles [cantate), la musique du premier épisode allegro (invenï) .