‹ SchützChapitre 128 sur 146 · No · texte numérisé non relu

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4. N° 12. Schütz avait composé cette pièce à la mémoire de Chr. Cornet, mort à Cassel le 2 août i635. Certains motifs y sonnent comme un carillon puissant ( welchen du hereitet hast , p. 66).

L'ŒUVRE

suivent, la musique a la même vigueur. Les thèmes semblent jaillir des mots. On a peine à se figurer qu’il y a d'autres manières de s’exprimer que les siennes, lorsque Schütz nous montre l’âme accablée, et l’âme agitée, et l’âme tournée vers Dieu1, lorsqu’il donne l’élan pour la bataille 2 ou s’attarde à chanter la paix 3, et lorsqu’il décrit le rubis étincelant \

Quelques pièces ont une signification profonde ; Schütz a vécu dans les larmes et il sait, pourtant, mieux que personne, dire avec une simplicité souriante : « Mange ton pain avec joie, et bois ton vin de bon cœur » b. Cet homme des douleurs nous prêche la sérénité ; et il nous découvre le secret de sa force, dans le passage le plus solennel de cette exhortation familière, quand il en tire la morale : « Car..., d’avoir courage en tout son travail..., c’est un don de Dieu ». Une telle œuvre est un portrait, Schütz n’en a sans doute cherché le texte dans la bible que pour nous laisser son image ; les vieux peintres se montraient, de même, dans quelqu’un de leurs tableaux.

i. N° i3. Il nous y rappelle, p. 72, le Salvum me fac de R. de Lassus (/>. Buxteliude , p. 4^).

•2. N° 14 (p- 80). IST° 16, n° 19 (p. n3).

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