ic vol., n° 7, p
SCIIUTZ
que les comédiens du landgrave Maurice jouaient « à l’antique » dans son Ottoiiium h Delà ces cris : « Vois, le protecteur d’Israël ne dort pas2 ; de là ce refrain, où la sagesse des nations proclame, avec une force croissante : « Que celui qui a des oreilles pour entendre, entende » 3 ; de là cette progression assourdissante, qui nous apporte, en des tourbillons de tempête, la parole de l’Eternel : « J'ai appelé mon (ils d’Egypte » 4 ; de là, enfin, les menaces tonitruantes dont Saul est assailli sur la route de Damas, de là cet orage de reproches, qui paraît s’élever de l’abîme, qui roule d’écho en écho 8, autour du coupable, et qui gronde en lui sans relâche6.
Il faudrait analyser avec piété chacune de ces « symphonies » : surtout, il faudrait les rappeler à la vie, les tirer des bibliothèques, les rendre aux musiciens. Chacun devrait connaître la supplication ardente du Vater unser \ l’émouvante sinfonia et le morne récitatif des cinq voix,