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SCL1UTZ

ressemble à un chœur de bataille1. De même, la clarté du mode que Schütz a choisi augmente la rudesse des chœurs de la foule ; quand die ganze Schacir demande que Jésus soit crucifié^ la cadence violente du motif chanté par l’alto, la basse et le soprano, accompagne la gamme ascendante que le ténor commence par quatre tons successifs.

Die ganze Schaar

pF

i-ir

Alto Kreu .

li.ge, kreu.

zi.gfe.

kreu

- fî=r=

Tén Kreu

Basse

Kreu .

zi -ge, kreu

- zi - ge.

C’est là que la lumière crue de cette musique a le plus de force : la question de Pilate ( Was

i. Pp. 104 et 106.

L'ŒUVRE 23i

liât demi dieser iibels gethan ), évoque, bientôt après, le ton de sol mineur, et quand il avoue qu’il ne trouve aucune raison pour condamner Jésus à mort, un mi bémol trouble encore la modulation de son discours : d’une part, l’âpre obstination du peuple, de l’autre l'indécision du juge. Ainsi, le simple récitatif, encore si peu différent du plain-chant, devient extrêmement émouvant1.

A ces trois « Passions » se rattachent les « sept paroles de Jésus en croix 2 », que Schütz composa sans doute longtemps auparavant3 4, en puisant dans les quatre évangiles, au texte desquels il joint, pour YIntroitus, la première strophe du cantique Du Jésus an dem Kreuze stund 4 et, pour la Conclusion la dernière strophe du même choral. Ces deux chœurs sont écrits à cinq voix, avec basse continue. Après Ylntroitus, on entend une Symphonia jouée par cinq instruments, non désignés, orchestre de violes, ou de trombones et de cornets. Le plus souvent, l’évangéliste

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