Les remarques triennales , fol. 69 a
3. Les remarques triennales , fol. 123 a (visite à Dom. Tintoretto) et fol. 280 b (visite au « cavalier Leandro Bassan »).
4. Un peintre allemand, Mich. Herr, étudia, avant 1620, à Venise (N. Simonsfeld, ouvr. cité, p. 289),
5. Les étrangers étaient fort nombreux (Heussner, ouvr. cité, p. 218). Beaucoup d’Allemands vivaient à Venise : en 1610, John Aider y avait une hôtellerie, Zum weissen Lûwen\ dans le même temps, Christoph Gaff possédait l’auberge Ail' aquila nera (Simonsfeld, p. 274; cf. pp. 25 1 et 267).
son maître mourut, le 12 août 1612 L’organiste de Saint-Marc fut enterré dans l’église Saint- Étienne, qui appartenait aux Frères augustins. Son confesseur était de cet ordre, et il fut charge par le mourant de remettre à Sehütz une des bagues qu’il laissait, en souvenir de son amitié Le jeune compositeur n’avait plus qu’à reprendre le chemin de l’Allemagne, heureux d’avoir obéi à temps aux conseils du landgrave qui l’avait pressé, en 1G09, de partir au plus tôt pour Venise, de peur que Gabrieli ne fût enlevé avant de l’avoir formé. Cependant, il craignait que sa science ne fût pas très sûre. Quand il se trouva de nouveau en Allemagne, il résolut de rester quelque temps à l’écart, de ne point faire étalage de ce qu il avait appris, avant de s'être élevé plus haut, de manière à se signaler par quelque œuvre considérable. De plus, pour contenter ses parents, il revint à ses livres de droit, et s’efforça de regagner ce qu’il avait laissé fuir pendant qu’il était en Italie3. Mais il n’abandonnait pas la musique. Le landgrave le nomma organiste de sa cour,
Il mourut de la pierre. Dès .606 il avait dû prendre du repos (Caffi, ouvr. cité, pp. 178 ct x79)-
a. Memorial de Sehütz (l65i) déjà cite, p. 79 de e a
Mara. ..
3 Memorial i> 80. Le nom de Heinrich Sehütz est inscrit dès . G. Z dans les registres de l'Université de^Le.p^.^Wu^raan, Musikgeschichte Leipzigs , I, 1909, Pouvr. cité, p. 46).
LA VIE
avec 200 florins de gages. Maurice aimait les belles orgues : dans le Syntagma musicum de Michel Praetorius, on peut voir la description des trois orgues qu'il avait fait faire à Cassel 4. La tâche de l’organiste était fort simple ; on ne lui demandait que d’accompagner le chant et de jouer, quelquefois, un beau motet, qu'il lui était permis, suivant l’usage, d’orner à sa guise 2. Il était donc facile à Schütz de satisfaire à ses devoirs envers le prince, et d’avancer dans la connaissance du droit. Par cette double activité, d’ailleurs, il faisait bien sa cour. Le landgrave s’appliquait à tant de choses diverses, qu’il était bon, pour lui plaire, de montrer quelque souplesse d’esprit. Il avait fini par acquérir une bonne technique de compositeur : Henry Peacham le louait justement pour ses motets destinés à sa chapelle, autant que pour son habileté à parler dix ou douze langues, à disputer avec les étudiants de son université, à pratiquer la chirurgie, à conserver une brave Stable of great Morses \ Ses musiciens
i . 2e partie, 1619, p. i83. L’orgue de la Freyheiter-Kirche, avait 33 jeux; celui de la Briider-Kirche, 25 (p. 184); l’orgue du château, 20 (pp. i84-5).
2. Dans son projet de réforme des cérémonies (1614), Maurice admettait que l’on jouât parfois à l’orgue eine feine chrisllicke Motette (C. von Rommel, ouvr. cité, p. 612). Cf. Dietrich Buxtehude , p. 9, et les « sermons funèbres » de Grefenthal, de Heller et d’Andréas Schreiber, dans les Monats hefte d’Eitner, VII, pp. 179 et 1 83 , et VIII, p. 4-