Le grave Giovanni Croce n’avait pas dédaigne de
LA VIE
surcroît, exciter et développer l’esprit d’un artiste, et l’enrichir par interprétation et par transposition, quel que soit l’objet déterminé de son étude : la lumière du jour, qui a l'harmonie scintillante d’un accord de trompettes, les petites flammes qui vacillent, au fond des églises sombres1, ou bien l’éclat des « mille cierges, des soixante grands flambeaux, et des lampes d’argent »2, et la lutte des reflets mouvants, sur les murailles de Saint-Marc. Aspects multiples, expliqués parles commentaires des peintres que l'on visite3, et de leurs élèves4, aliment inépuisable de la curiosité et des conversations des voyageurs 5.
Schütz jouissait depuis plus de trois ans des leçons et de la familiarité de Gabrieli, lorsque
dépeindre les personnages du carnaval dans ses Mascarate (cf. Romain Rolland, Jlist. de l'opéra en Europe avant Lullv et Scarlatli, 1896, p. 34). 1 J
1. Voyage du prince de Coudé, p. 53, et Les Pierres de Venise, de Johu Ruskin, trad. fr. (1906), p. 69.