Il terzo libro de motetti a 2. 3. 4. (Bibl. nat., éd. de
LA VIE
angélus a Deo\ et clans certains passages du motet Quasi cedrus exaltata sum in Libano 2 : Le chant des soprani semble y répéter les phrases de quelque litanie populaire. Quelquefois, les paroles sont rythmées sur une suite de notes répétées, et prononcées en même temps par les chanteurs, ce qui fait une sorte de fauxbourdon véhément3. Enfin, des fragments de récitatif alternent avec les ensembles 4 ; on trouve même des essais de dialogue 5 et, souvent, des compositions pour voix seule, où Grandi donne à sa musique une forme symétrique bien déterminée6.
i636, Rés. Vm1 70). M. Leichtentritt (ouvr. cité, p. 258) donne tout le début de cette gracieuse composition.
1. Il primo libro de motetti a due , tre , quattro , cinque, et otto voci, etc., accommoda ti per cantarsi nell' organo, cia uicembalo , chitarrone , o altro simile stromento, 5üéd., Venise, 1628 (Bibl. liât. Rés. Vm1 68).
2. Ce motet se trouve daus les collections d’Ambr. Profe, organiste à Brcslau • (Vierdter and letzter Theil geistlicher Concertent 1646). S. de Brossard l’a mis en partition (Bibl. liât. Vm1 1202).
3. Par exemple dans Hic est vere Martyr [Il primo libro de motetti) .
4. Le canto solo déclame O Maria, o Maria dilecta, dans Quant pulchra es (n° 184 du Viridarium de Donfried).
5. Dans Missus est Gabriel angélus a Deo (icr livre de motets): daus Surge, propera , arnica mea ( Viridarium de Donfried, n° 77) ; daus Heu mihi, où les plaintes et les consolations sont mêlées de réponses in Ecco [Il seconde libro de motetti).
6. Par lcmploi d’une sorte de refrain; voyez le Cantabo domino donné par Profe (. Erster Theil Geistlicher Concertai, 1641), et le Cantabo domino du ior livre de motets; voyez
SC II U T Z
Dans la troisième partie de ses Symphoniae sacrae (i65o), Schiïtz publie un « concert» écrit à l’imitation du motet Ego flos campi de Grandi. Ce motet avait paru en 1621 l. Le musicien allemand le connut peut-être pendant son second séjour en Italie. Ce fut alors, sans doute, qu’il se prit d'admiration pour Claudio Monteverdi, auquel il emprunte, dans la deuxième partie des Symphoniae sacrae (1647), et qu’il appelle, dans l’avis au lecteur, l’ingénieux [scharfsinnig) Monteverdi 2. Depuis i6i3, Monteverdi était maître de chapelle de Saint-Marc. 11 avait, à l’église, maintenu l’art magnifique et coloré de ses prédécesseurs, et il l’avait enrichi. Ses vêpres de la Vierge (1610) sont d’une étonnante diversité ; doubles chœurs, épisodes en solo, traits de virtuosité pour les chanteurs, accompagnement des cornets, des violons, des violes, des trombones, des flûtes, de l'orgue, effets d'écho, et la gravité de l’ancienne polyphonie mêlée aux inventions de l’opéra3. En 1621, il avait composé la musique pour le service
aussi Nigra sum (n° 9) et O quant suave (n° 12), dans le Viri darium de Donfried.
1. Motetti a vnat et dve voci , con Sinfonie d’ Istromentiy partiti per cantar . et sonar co’l chitarrone (Bibl. nat. Yml 970, éd. de 1626).