vol. des œuvres complètes
LA VIL
Siefert, qui a osé se mesurer avec un compositeur tel que Scacchi
Bien (pie, après la fin de la guerre, les musiciens aient pu reprendre un peu d’espoir, la chapelle de l’Electeur est encore troublée. Les gages n’ont pas été payés depuis longlemps, et le prince est tout disposé à réduire encore ses dépenses 1 2. De bons musiciens, cependant, sont auprès de Schiitz. Christoph Bernhard, qui chante l’alto, sera bientôt, par son zèle à composer, l’élève préféré du maître3 4 5. De plus, Matthias Weckmann est revenu : à la fin de 1 G49, il joue du clavecin à la cour, en présence de Froberger qui l’admire comme « un vrai virtuose » \ Le succès de ses disciples réconforte Schiitz, qui commence à vieillir. Il s’empresse de mettre ses œuvres au jour, avant d’être accablé par l’âge. Le jour de la Saint-Michel, en i65o, il dédie à l’Electeur Jean-Georges la troisième partie de ses Symphoniae sacrae 6, où il mêle à ses ouvrages récents quelques compositions écrites depuis plusieurs années. Il craint déjà
1. Communiqué par M. Vatielli. Schütz y parle du séjour récent de Fontana à Dresde, et témoigne de beaucoup de considération pour Scacchi.