Fürstenau, p
LA VIE
Kiltel, la basse, qui portait la croix *. Schütz avait composé un motet à six voix, sur le cantique de Simeon, pour le temps de deuil ou, après la mort du souverain, l’usage des orgues et des autres instruments fut interdit 2 3.
Quand les deux chapelles se confondirent, Schütz obtint enfin de se reposer. Il gardait son titre, mais les Italiens prenaient l’autorité. Yincenzo Albrici et Giovanni Andrea Bontempi étaient loin, certes, de lui être comparables. Mais il ne serait pas juste de trop les rabaisser. Albrici était Romain. En 1662, il était entré au service de Christine de Suède, avec une troupe de musiciens italiens dontil étaitle chef'1. Il avait peut-être quitté Stockholm un peu avant que la reine abdiquât. Vers i654, il s’était installé à Dresde, et le prince héritier l’avait chargé de commander à ses musiciens en i656. Il pouvait non seulement composer des motets pour la chapelle, mais des sonates et des symphonies pourles instruments. L’une deces pièces, écrite pour les instruments à cordes accompagnés de l’orgue, de la cliitarra et de la spinetta, est conservée dans un manuscrit daté de 1 654 ; musique alerte où quelques phrases de solo