‹ SchützChapitre 88 sur 146 · Ibid., p · texte numérisé non relu

Ibid., p

Leipzig, il écrit, en quatre vers latins, l'éloge de compositions que Werner Fabricius, l’organiste de Saint-Nicolas, allait publier1.

Il paraît d’ailleurs qu’il était alors en paix avec ses collègues italiens : aux distiques de Schütz, Fabricius joint des vers d’Albrici. Il eût été inhabile de le faire, si les deux maîtres de chapelle avaient été des ennemis. L’année précédente, Bontempi avait témoigné publiquement de son respect pour Schütz en lui dédiant sa méthode nouvelle de composition2. Toutefois, les Allemands de la chapelle étaient mis au second rang. Quand l’Électeur célébra les noces de sa fille Erdmuthe-Sophie avec le margrave de Brandebourg-Bayreuth , ce fut Bontempi que l’on chargea de composer un opéra, Il P a ride , qui fut représenté le 3 novembre 1662 3 4. Et, si les Italiens affectaient d’avoir beaucoup de déférence pour le vieux maître, ils prenaient relâche de cette contrainte en accablant son élève, Christoph Bernhard \ qui avait peine à se

1. Geistliche Arien , Dialogen und Concerten , 1662 (Bibl. nat.).

2. Nova quatuor vocibus componendi methodus , quâ Musicae artis plane nescius ad compositionem accedere potest..., Dresde, 1G60 (Bibl. nat.).

3. Laissant de côté le travail compliqué de la modulation, Bontempi avait pour objet — il le déclare en sa préface — l’imitation del parlar naturale (Bibl. nat.).

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