VIE UNIVERSELLE
J'ai dit que ces deux vies étaient des conditions indis-
la VIE UNIVERSELLE, et que sa vie en DIEU ne veut rien dire, s'il ne la formule immédiatement sous ces deux faces : la vie en notre prochain et en nods-mêmes.
Je t*ai dit comment je voulais vivre dans mon prochain, c'est-à-dire quelle sera ma vie future et quelle a été ma VIE passée^ au point de vue spirituel ou collectif; je t*ai dit aussi comment je désirais que mon prochain yéc^t en moij c'est-à-dire quelle a été ma vie passée et quelle sera ma vie future^ au point de vue matériel ou individuel. Par la première, c'est dans mes pères et mes enfants que j*aimerai et que j'ai aimé; ce sont eux-mêmes qui m'ont développé et me développeront : je me fais passif (remarque que c'est un des aspects de ma vie PRÉSENTE que je t'indique là); dans la seconde, c'est moi^ ce moi superbe, ce moi axitifj ce petit monde qui attirait ses pères, qui poussera ses enfants vers DIEU. Je jouis donc, en ce moment, d'une vie complète, active et passive, aussi complète du moins qu'il est donné à Thomme de la sentir. DIEU se manifeste à moi dans le PRÉSENT par les traces de passé et les germes d'àvenir que le monde actuel renferme, que moi-même, petit monde, je renferme aussi; j'aime les unes qui m'apprennent d'où je viens; j'aime les autres qui m'annoncent où je vais; je les aime toutes deux,, non d'un même amour, mais d'un égal amour ; j'obéis aux unes, je commmide aux autres ; je me sens logiquement enchaîné par mon passé, virtuellement libre pour mon avenir : je jouis de la vie saint-simonienne.