‹ Science de l'homme (volume 2)Chapitre 27 sur 67 · DE VICQ-D'AZIR · texte numérisé non relu

DE VICQ-D'AZIR

Cette seconde citation ne sera pas, comme la première, une transcription pure et simple de passages des œuvres de Vicq-d' Azyr (1); ce sera un rapprochement, une combinaison, une organisation des plus importantes idées que ce

(1) La première citation n'est pas elle-même une transcription pure et simple; Saint-Simon, ainsi que je lai dit plus haut, attribue libéralement à Vicq-d'Azyr, comme il Ta fait pour MM. Burdin, Bougon et Œlsner, des idées qu'il a sans doute puisées dans les conversatiens ou dans les ouvrages de ces savants ; mais aussi celles qui loi ont été personnellement inspirées par ses propres méditations, résultant de ces conmiunions intellectuelles. P. £•

par choix à l'objet de leurs premières études, cultivé s longtemps par nécessité.

Déjà plusieurs savants se sont illustrés dans cette cari'ière. L'Académie royale des Sciences s*en est occupée dès son origine ; celle des Curieux de la nature y a contribué par des fragments nombreux. Blasius et Valentin ont publié des recueils où la plupart de ces observations sont consignées. Déjà les insectes et les polypes ont eu leurs historiens. Enfm, réunissant ce que le coup d'oeil le plus vaste et en même temps le plus juste, le génie le plus fécond et le tact le plus délié, peuvent rassembler de qualités précieuses et rares, deux grands naturalistes ont élevé un de ces monuments qui honorent les nations dans le souvenir de la postérité. L'histoire des quadrupèdes a vu le jour, et l'on a un modèle dans ce genre.

J'ai dû placer en tête de cet examen, qui sera beaucoup plus approfondi que le premier, la récapitulation historique de la marche suivie par Tanatomie ; je vais maintenant chercher, par voie d'analyse, la cause de la lenteur de ses progrès. Je prouverai ensuite qu'il ne faut pas conclure, de l'observation que ses progrès ont été jusqu'à présent fort lents, que le perfectionnement de cette science ne s'accélérera jamais. Enfin je ferai voir que les matériaux nécessaires pour l'organisation de cette branche importante de la connaissance humaine sont rassemblés, et que les faits sur lesquels on doit baser la théorie de la science des corps organisés sont aujourd'hui bien constatés. L'indication de la marche que les physiologistes me paraissent devoir suivre dans leurs travaux terminera cette esquisse.

Il a été démontré par plusieurs auteurs modernes, entre autres par Condillac, que tous nos travaux scientifiques étaient des comparaisons. De ce principe, je conclus que les classifications doivent être considérées comme des opérations préliminaires dont l'eflet est d'énoncer, d'indiquer les comparaisons scientifiques dont il est le plus utile de s'occuper. Or les mathématiques, qui sont la science des comparaisons les plus exactes et les plus approfondies, fournissent la preuve que toute comparaison doit être réduite à deux termes. En effet, une équation ne se compose que de deux membres.

Je propose de remplacer la classification en trois règnes par la division suivante :

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