‹ Science de l'homme (volume 2)Chapitre 60 sur 67 · LIVRE PREMIER · texte numérisé non relu

LIVRE PREMIER

Nous divisons ce livre en trois sections.

PREMIÈRE SECTION

De la pUuièto mTmmi «n'elle fiftt haMtaMe.

L'existence de l'Espèce humaine est liée à celle de la planète; elle en est directement dépendante, de manière que des considérations géologiques doivent nécessairement servir d'introduction à l'histoire de cette Espèce. La très- grande majorité des auteurs en géologie s'accordent à conclure de leurs observations, que la terre a commencé par être couverte d'eau, et qu'elle a été par conséquent longtemps inhabitable pour les hommes, ainsi que pour les autres animaux terrestres. C'est à cette manière de voir que nous nous arrêterons, et nous l'appuierons des preuves qui ont été données par ceux qui l'ont établie.

DEUXIÈME SECTION

Dans celte deuxième section , nous nous occuperons d'abord de donner une idée bien claire de ce qu'est le phénomène - homme, comparativement aux autres phénomènes, et nous ferons ensuite l'histoire des progrès de l'intelligence, depuis l'origine de l'Espèce humaine jusqu'à l'apparition de Socrate. Pour remplir ces deux objets, nous établirons les quatre séries suivantes.

Premihre Série.

Compttrmhtmk entre la ntmelore den eerp« brute et eelle des

corp« orsanUiéfl.

En résultat de cette comparaison : démonstration que les effets produits par les corps bruts, et que l'action des corps organisés sur ce qui leur est extérieur, sont proportionnés au degré de perfection de structure des uns et des autres.

Deuxihne Série.

Comparaison des dlfTérento eorpo orsnnlaéii iioao le rapport de

levr deyr^ d^organlMitlon.

En résultat de cette comparaison : démonstration 1* que l'homme est le mieux organisé, c'est-à-dire le plus organisé de tous les corps qui nous sont connus ; 2* que plus un animal est organisé, plus il est intelligent.

Troisième Série.

Comparaison entre rintéUlnence des animaux à dlfTérentes

époques de leur eo<«xlstenee.

En résultat de cette comparaison : démonstration que tous les animaux sont susceptibles d'un perfectionnement proportionné au degré de perfection de leur organisation primitive, et que si l'homme est le seul animal qui se soit perfectionné , c'est par la raison qu'il a empêché l'intelligence des autres animaux de prendre le développement dont elle était susceptible.

Quatrième Série.

CoBi^araUioii de rétei des ceaniiUi—aces de TEspèee tuanaine à dlfrérente» é|H»qaefl de mi dorée ^ depoto 00» orlslne Josqm'à rappMiUon de flocraie.

En résultat de cette comparaison : démonstration que l'intelligence humaine, dépuis son origine jusqu'à l'apparition de Socrate, n'a jamais cessé de faire des progrès.

Voyez le développement de ces quatre séries dans la première livraison du Mémoire sur la science de Phomme.

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