‹ Science de l'homme (volume 2)Chapitre 9 sur 67 · LES DEUX SEXES · texte numérisé non relu

LES DEUX SEXES

P. 193. — Dans l'utérus, le fœtus humain a vécu d'humeurs animalisées par l'action des vaisseaux de la mère ; immédiatement après la naissance , il vit du lait que lui préparent, chez elle, des organes spécialement consacrés à cet objet. ...

La nature n'a pas simplement distingué les sexes par les seuls organes , instruments directs de la génération ;

V utérus les faisant entrer en action, de concert avec lui, appelle dans tous leurs vaisseaux une quantité plus considérable d'humeurs.

P. 196. — Les fibres charnues sont plus faibles, et le tissu cellulaire plus abondant chez les femmes que chez les hommes. On ne peut douter que ce ne soit la présence et rinfluence de Yutérw et des ovaires qui produisent cette différence.

P. 198. — La nature semble avoir, à dessein, placé les ganglions et les pleœus dans le voisinage des vischres^ où rinfluence nerveuse doit être plus considérable. Vépigastre et la région hypocondriaque en sont comme tapissés : aussi leur sensibilité est-elle extrêmement vive, leurs sympathies extrêmement étendues, et les portions du canal intestinal qui s'y rapportent jouissent d'une irritabilité que celle du cœur paraît égaler à peine, ou même n'égale pas

Mais les nerfs des parties de la génération^ dans Tun et dans l'autre sexe, sans être en apparence fort importants par leur volume ou par leur nombre, sont pourtant formés de beaucoup de nerfs différente ; ils ont des relations avec tous les vischres du bas-ventre^ et par eux, ou plutôt par le grand sympathique qui leur sert de lien commun 9 avec les divisions les plus essentielles de l'ensemble du système nerveuœ.

P. 1 99. — Dans les maladies de poitrine^ les dispositions morales ne sont point du tout les mêmes que dans celles de la rate ou du foie

pathiques qui existent entre toutes les branches du système glandulaire, et nous savons que les parties des organes de la génération^ qu'on peut régarder comme le foyer principal de leur sensibilité particulière ou qui paraissent imprimer aux autres la vie et le mouvement, sont, à proprement parler, des glandes. Aussi, du moment que révolution de ces organes commence, il se fait un mouvement général dans tout l'appareil sympathique : les glandes des aines, celles des mamelles, des aisselles, du cou se gonflent , souvent elles deviennent douloureuses.

P. 205. — Il est certain que la résorption des h^ meurs spéciales que préparent les organes de la généra-tion et rinfluence directe qu'ils exercent par leur vive sensibilité s^r tout le système sanguin, donnent alors au sang plus d'énergie et de vitalité... La circulation prend une activité qu'elle n'avait pas encore.

P. 206. — Nous avons déjà fait remarquer les rapports établis par la nature entre la poitrine et les organes de la génération, rapports qui paraissent tenir évidemment à ce que la sanguificaiion, sur laquelle ces derniers organes exercent une influence dont nous venons de rendre compte, se fait particulièrement dans les poumons.

P. 210. — L'utérus est sans doute, de tous les organes, celui qui jouit constamment de la plus éminente sensibilité. Depuis le moment de la conception jusqu'à cdui de V accouchement, il devient en outre le but ou le

d'exaltation qui se caractérisent par des idées et par une éloquence au-dessus de l'éducation et des habitudes de Tindividu, tiennent le plus souvent aux spasmes des organes de la génération.

ACTITITÉ ET PASSIVITÉ.

P. 202. — 11 ne faut pas oublier que si les nerfs vont porter la vie à tous les organes, chaque organe, en particulier, à raison des impressions qu'il reçoit et des fonctions qu'il remplit, influe de son côté, plus ou moins, sur l'état de tout le systime nerveux. Les effets d'une affection locale deviennent souvent généraux; souvent une seule ;>arae semble tenir le tout sous son empire... Les organes de la génération, par leur éminente sensibilité, par les fonctions que la nature leur confie, par le caractère des liqueurs qui s'y préparent, doivent réagir fortement sur Vorgane sensitif général et sur d'autres parties très-sensibles comme eux, avec lesquelles ils sont dans des rapports directs de sympathie.

P. 234. — Pour se faire une idée complète de l'action du système nerveux, il est nécessaire de le consi^ dérer sous deux points de vue un peu différents ; je veux dire : 1* conune agissant par son -énergie propre sur tous les organes qu^il anime; ^ comme recevant par ses

P. 287. — Dans la fiivre tierce , on trouve assez constamment le foie malade, ses fonctions interverties et la bile altérée.

On remarque que les fiivres quartes appartiennent d'une manière, en quelque sorte, constante et générale, mais cependant non exclusive, au tempérament dit mélancolique, à Tâge où les congestions de la veine porte et les affections opiniâtres qui en dépendent ont coutume de se former.

Le foie y qui n'a peut-être pas des relations moins étroites que F estomac avec le diaphragme , en a de plus étendues avec les autres vischres de V abdomen ; il en a de très-directes avec Y estomac lui-même.

P. 295. — Les dispositions de tout Vépigastre, où semblent se former et que mettent en effet plus spécialement en jeu les affections de Fâme, etc.

P. 318. — Je prie le lecteur de ne pas oublier combien ces fonctions et ces organes ( de la génération ) exercent un empire étendu , non-seulement sur la production des penchants heureux de l'amour, de la bienveillance, de la tendre et douce sociabilité, mais encore sur l'énergie et l'activité de tous les autres organes, particulièrement de l'organe pensant ou du centre nerveuoo principal.

P. 328. — Dans certains pays, où la classe indigente vit presque uniquement de châtaignes, de blé sarrasin ou d'autres aliments grossiers, on remarque chez cette

classe tout entière un défaut tT intelligence presque absolu.

P. 339. — Par l'habitude des impressions. heureuses qu'il occasionne, par une douce excitation du cerveau, par un sentiment vîf d'accroissement dans les forces musculaires j l'usage du vin nourrit et TenonweWela. gaieté^ maintient Yesprit dans une activité facile et constante, fait naître et développe les penchants bienveillants ^ la confiance, la cordialité.

P. 3&5. — Ce n'est pas sans raison que quelques écrivains ont appelé le café une boisson intellectuelle.

Pé 352. — La grande activité de Vorgane pensant est souvent entretenue par les spasmes des viscères du bas'ventre»

P. 440. — La manière dont la circulation marche, dont la digestion se fait, dont la bile se filtre, dont les muscles agissent, dont l'absorption des petits vaisseaux se conduit : tous ces mouvements auxquels la conscience et la volonté de V individu ne prennent aucune part et qui s'exécutent sans qu^il en soit informé y modifient cependant d'une manière très-sensible et trè&-prompte tout un être moral ou l'ensemble de ses idées et de ses affections. Ceux des organes qui tiennent le premier rang, ceux précisément dont les déterminations paraissent avoir été soigneusement soustraites à Fempire du moi, sont encore ceux-là même qui ne cessent pas un seul instant d'agir avec force sur le centre cérébral.

Après avoir lu cet article, un ami très-versé dans les

Note B.

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