‹ Science de l'hommeChapitre 14 sur 84 · CABANIS · texte numérisé non relu

CABANIS

Je réunis dans cette note des extraits du magnifique ouvrage de Cabanis : rappoets du physique et du moral DE l'homme (i). Chacune des idées empruntées ainsi à ce grand physiologiste aurait peut-être dû entrer dans le cours de mon œuvre, car toutes font naître ou confirment les idées que j'ai exposées. J'ai craint de leur faire perdre leur valeur d'ensemble, qui est considérable. Je les réunis donc ici, en les classant seulement en quatre catégories distinctes, et sans les rattacher à mes idées par aucun

(1) Édidoxi da docteur Cerise.

trouverait peut-être enfin assez complètement résolue, quand même l'existence et la nature de leurs éléments devraient rester à jamais couvertes d'un voile impénétrable.

P. 264. — Ce serait peu que l'hygiène se bornât à tracer des règles applicables aux différentes circonstances où peut se trouver chaque homme en particulier : elle doit oser beaucoup plus ; elle doit considérer Vespèce humaine comme un individu dont l'éducation physique lui est confiée, et que la durée infinir de son existence permet de rapprocher sans cesse, de plus en plus, d'un type parfait, dont son état primitif ne donnait même pas ridée,- il faut, en un mot, que l'hygiène aspire à perfectionner Cespèce humaine générale.

Après nous être occupé si sérieusement des moyens de rendre plus belles ou meilleures les races des animaux ou des plantes utiles et agréables ; après avoir remanié cent fois celle des chevaux et des chiens ; après avoir transplanté, greffé, travaillé de toutes les manières les fruits et les fleurs, combien n'est-il pas honteux de négliger totalement la race de l'homme! Comme si elle nous touchait de moins près; comme s'il était plus essentiel d'avoir des bœufs grands et forts, que des hommes vigoureux et sains ; des pêches bien odorantes ou des tulipes bien tachetées, que des citoyens sages et bons,

11 est temps, à cet égard comme à beaucoup d'autres, de suivre un système de vues plus digne d'une époque de régénération. 1! est temps d'oser faire sur nousmêmes ce que nous avons fait si heureusement sur plu-

sieurs de nos compagnons d'existence , d'oser revoir et corriger l'œuvre de la nature.

P. 444. — Tout semble prouver que le système ner" veux et le système sanguin se forment d'abord et au même moment. En effet, aussitôt que le point pulsatile qui marque le premier linéament du cœur conmience à devenir sensible, le microscope distingue également, à côté de lui, ce filament blanchâtre dont le développement produit tout F appareil cérébral.

P. 446. — Dans l'honmie et dans les animaux qui se rapprochent de lui, le centre cérébral, qu'on peut regarder comme la racine et l'aboutissant du système nerveux, et le centre de la circulation sanguine ^ ou le cceur^ d'où sortent toutes les artères et où viennent se rendre toutes les veines, sont les premières parties organisées.

P. 447. — Dans les premiers temps de la gestation , l'estomac et les autres organes du fœtus qui doivent concourir à la digestion des aliments paraissent réduits

à r inaction la plm entière Pendant tout ce temps

l'estomac demeure replié sur lui-même; il n'éprouve guère d'autres mouvements que ceux qu'exige son développement organique Le foie s'organise, mais il

n'envoie pas encore de véritable bile dans le duodénum. On peut en dire autant de tous les autres organes qui secondent les fonctions du canal alimentaire; ils sont d'abord plongés dans une espèce de sommeil.

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