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LES DEUX SEXES

P. 193. — Dans l'utérus, le fœtus humain a vécu d'humeurs animalisées par l'action des vaisseaux de la mère ; immédiatement après la naissance , il vit au lait que lui préparent, chez elle, des organes spécialement consacrés à cet objet....

La nature n'a pas simplement distingué les sexes par les seuls organes , instruments directs de la génération ;

entre l'homme et la femme il existe d'autres Ji/férencn de structure qui se rapportent plutôt au rôle qui leur est assigné qu'i je ne sais quelle nécessité mécanique qu'on a voulu chercher dans les relations de tout le corps avec quelques-unes de ses parties.

Chez la femme, Vécartement des os du bassin est plus considérable que chez l'homme ; les cuisses sont moins arquées; les gemax se portent plus en dedans ; et, lorsqu'elle marche, le changement du centre de gravité qui marque chaque pas est beaucoup plus sensible.

D'un autre côté , les fibres de la femme sont plus molles, ses muscles moins vigoureux.

De cette double circonstance, il résulte non-seulement que les diverses parties de la charpente osseuse n'ont pas entre elles les mêmes rapports dans les deux sexes, mais que les muscles, plus forts de l'un, produisent par leur action répétée certaines courbures, certaines éininences des os, beaucoup plus remarquables chez lui ; de sorte que les rainures profondes qu'ils y tracent pomraient seules servir h faire distinguer le squelette de l'homme. De là, il résulte également que la partie centrale ou le ventre des muscles devient moins saillant et moins prononcé dans la femme ; qu'entourés de toute part d'un tissu cellulaire lâche, ces organes conservent aux membres les molles rondeurs et la souplesse de formes que les grands artistes ont si bien reproduites dans l'image de la beauté. Enfin, de là il résulte encore que chez les femmes, certaines parties naturellement plus lâches et plus abreuvées de sucs cellulaires prennent un accroissement particulier, au moment oii leur sympathie avec

V utérus les faisant entrer en action, de concert avec lui, appelle dans tous leurs vaisseaux une quantité plus considérable d'humeurs.

P. 196. — Les fibres charnues sont plus faibles, et le tissu cellulaire plus abondant chez les femmes que chez les hommes. On ne peut douter que ce ne soit la pré-* sence et Tinfluence de Vutérus et des ovaires qui produisent cette différence.

P. 198. — La nature semble avoir, à dessein, placé les ganglions et les plexus dans le voisinage des viscères^ où l'influence nerveuse doit être plus considérable. LVpigastre et la région hypocondriaque en sont comme tapissés : aussi leur sensibilité est-elle extrêmement vive, leurs sympathies extrêmement étendues, et les portions du canal intestinal qui s'y rapportent jouissent d'une irritabilité que celle du cœur paraît égaler à peine, ou même n'égale pas

Mais les nerfs des parties de la génération^ dans Tun et dans l'autre sexe, sans être en apparence fort importants par leur volume ou par leur nombre, sont pourtant formés de beaucoup de nerfs différents ; ils ont des relations avec tous les viscires du bas-ventre^ et par eux, ou plutôt par le grand sympathique qui leur sert de lien commun^ avec les divisions les plus essentielles de l'ensemble du système nerveux.

P. 1 99. — Dans les maladies de poitrine^ les dispositions morales ne sont point du tout les mêmes que dans celles de la rate ou du foie

Les parties des orgattes de la g^nérntim qui purainsent être le principal foyer do leur (wnitibililii pniprc, sont de nature glandulaire, et ces gl^andes jvirtimli^n^ diffh-ent singutii^'rement par là de la pivpnrt 4ex autres qui se montrent presque insensibles dann l'iMat iialuivl,

L'engorgement dos glandet do Vaine prodiiii

bientôt celui des glandes do Vaisselle on dur*'», ni celles des bronches partagent bientôt les maladinn do enlln»! du

mésentère L'état des glandrs inlliio bomicnup «ur

celui du cerveau, dont l'énergie peut fltro eoni«ld(ïrabloment augmentée ou diminui^c par cette emiwi, ut rola doit être vrai surtout pour des jfanrf« qui m dlntln^tienl particulièrement par leur éminontc Bcnslblllt*;.

P. 201. — Dans la femme , la pulpe rMhrale participe de la mollesse des aulrci parties ; le lÎMiu relMuirt qui rcvét celte pulpe, ou qui «'inninuc dans m» divi»'im, est plus aboDdaot ; le« enveloppe» qu'il forme mmi plus ■Mfunues et ptu$ Idcket.

P. 903h — NocH aroM dit que M éiaageimiii fh pobfitf] était sDBoocé par q/aeiqae» émumitmiem f^

«ifB bcwMtériKM lyi'riilfMt tpe ettkf éMm^ Bot wb Inm» ttxtt, mm ^pv TttKpu^iàit étt éo* mdtsMMB4«M $• atrwoms tk fntfm ttêim Im

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pathiques qui existent entre toutes les branches du système glandulaire, et nous savons que les parties des organes de la génération, qu'on peut regarder conune le foyer principal de leur sensibilité particulière ou qui paraissent imprimer aux autres la vie et le mouvement, sont, à proprement parler, des glandes. Aussi, du moment que révolution de ces organes commence, il se fait un mouvement général dans tout Fappareil sympathique : les glandes des aines, celles des mamelles, des aisselles, du cou se gonflent , souvent elles deviennent douloureuses.

P. 205. — Il est certain que la résorption des hun meurs spéciales que préparent les organes de la génération et rinfluence directe qu'ils exercent par leur vive sensibilité sfir tout le système sanguin, donnent alors au sang plus d'énergie et de vitalité... La circulation prend une activité qu'elle n'avait pas encore.

P* 206. — Nous avons déjà fait remarquer les rapports établis par la nature entre la poitrine et les organes de la génération, rapports qui paraissent tenir évidemment à ce que la sanguificaiion, sur laquelle ces derniers organes exercent une influence dont nous venons de rendre compte, se fait particulièrement dans les poumons.

P. 210. — L'utérus est sans doute, de tous les organes, celui qui jouit constamment de la pluséminente sensibilité. Depuis le moment de la conception jusqu'à celui de V accouchement, il devient en outre le but ou le

centre de toiUes les sympathies. C'est le point de réunion des impressions diverses les plus vives j c'est le terme commun vers lequel, surtout alors, se dirige Faction de la sensibilité générale. C'est là que vont aboutir les efforts et l'influence des organes particuliers.

F. 217. — Pour rendre le cerveau capable des excitations internes vicieuses qui caractérisent la manie, il semble que les nerfs aient besoin d'avoir reçu l'influence des liqueurs séminales, ou les impressions particulières dont la présence de ces liqueurs est accompagnée.

P. 256 et 257. — Nous avons dit que la prédominance du cerveau peut s'exercer sur des fibres fortes ou sur des fibres faibles. Dans le premier cas, il résulte de cette prédominance des déterminations profondes et persistantes; dans le second, des déterminations léghres et fugitives... Là, je vois des élans durables, un enthousiasme habituel, des volontés passionnées ; ici, des impulsions multipliées qui se succhdent sans relâche et se détruisent mutuellement; des idées et des affections |>a$saghres qui se repoussent et s'effacent en quelque sorte comme les rides d'une eau mobile.

Si nous voulons individualiser ces deux modifications de la nature humaine générale, nous trouverons que l'une appartient plus spécialement à la nature particulière de C homme; l'autre à la nature particulière de la femme.

P. 277. — Les catalepsies, les extases et tous les excès

pathiques qui existent entre toutes les branches du système glandulaire, et nous savons que les parties des ar^ ganes de la génération, qu'on peut regarder conune le foyer principal de leur sensibilité particulière ou qui paraissent imprimer aux autres la vie et le mouvement, sont, à proprement parler, des glandes. Aussi, du moment que révolution de ces organes commence, il se fait un mouvement général dans tout Fappareil sympathique : les glandes des aines, celles des mamelles, des aisselles^ du cou se gonflent , souvent elles deviennent douloureuses.

P. 205. — Il est certain que la résorption des humeurs spéciales que préparent les organes de la génération et rinfluence directe qu'ils exercent par leur viv« sensibilité sjur tout le système sanguin, donnent alors a sang plus d'énergie et de vitalité. .. La ctrcti2a(îon prci une activité qu'elle n'avait pas encore.

P. 206. — Nous avons déjà fait remarquer rapports établis par la nature entre la poitrine t organes de la génération, rapports qui paraissent évidemment à ce que la sanguificaiion, sur laqueP derniers organes exercent une influence dont ne nons de rendre compte, se fait particulièrement de ' poumons»

P. 210. — L'utérus est sans doute, de tous \^ ganes, celui qui jouit constamment de la plus éw sensibilité. Depuis le moment de la conception \ celui de V accouchement, il devient en outre le u^

extrémités sentantes les impressions en vertu desquelles il réagit ensuite sur les organes moteurs.

P. 248. — Il est certain que la bile agit directement sur \e système nerveux ^ et par lui, sur les causes immédiates de la sensibilité.

Ordinairement les effets stimulants de la bile coïncident avec ceux de V humeur séminale... L'influence du foie et celle des organes de la génération se correspondent et s'exercent de concert.

P. 249. — L'activité de la bile accroît celle de tous les mouvements et en particulier de la circulation; la production plus considérable de la chaleur se rapporte & une circulation plus forte ou plus accélérée ; l'état de la respiration tient à celui de la circulation; enfin, chacune des fonctions ci-dessus agit sur le système nerveux^ qui réagit à son tour sur toutes à la fois.

P. 254. — Chez le mélancolique, c'est f humeur séminale^ elle seule^ qui communique une âme nouvelle aux impressions, aux déterminations, aux mouvements; c'est elle qui crée, dans le sein de P organe cérébral^ ces forces étonnantes trop souvent employées à poursuivre des fantômes, à systématiser des visions.

P. 276. — Par sa grande influence sur toutes les parties du système nerveux ^ et notamment sur le cerveau^ V estomac peut souvent faire partager ses divers états à tous les organes.

d'exaltatioD qui se caractériBent par des idée$ et p;i éloquence aa-dessus de FéducatioD et des babiturindividu, tieiment le plus souvoit aui tpasmes ganet de la génération.

lY.

ACiimi ET pusnriTiâ.

P. 202. — 11 ne faut pas oublier r vont porter la vie à tous les organes, ch^ particulier, à raison des impressions r, fonctions qu'il remplit, infiue de son céf-* ' sur rétat de tout le système nerveuœ.

affection locale deviennent i une seule partie semble tenir le t Les organes de la génération, pari lité, par les fonctiom que ta niiU" caractère des liqueurs cpi fortement sur Vorgam parties trës-eensiblcs Cd sont dans des rapports d\

P. 23Û. — Pour sr i tion du système nen-ru dérer sous deuxppim- ; dire : 1' comme au.

tous les organes qu'il

— iS7i —

classe tout entière un défaut (TinlelUgence j-resque absolu.

P. 359. — Par l'habitude des impressions heureuses qu'il occasionne, par une douce excitation du cerveau, par un sentiment vif d'accroissement dans les forces musculaires, l'usage du vin nourrit et renouvelle la gaielé, maintient Vesprit dans une activité facile et constante, fait naître et développe les penchants bienveillants, la confiance, la cordialité,

P. 345. — Ce n'est pas sans raison que quelques écrivains ont appelé le café une boisson inlellecluelle.

P. 352. — La grande activité de i'organe pensant est souvent entretenue par les spasmes des viscères du bas-ventre.

P. 440. — La manière dont la circulation marche, dont la digestion se fait, dont la bile se filtre, dont les muscles agissent, dont l'absorption des petits vaisseaux se conduit : tous ces mouvements auxquels la conscience et la volonté de ["individu ne prennent aucune part et qui s'exécutent sans çi/'t/ e» soit informé, modifient cependant d'une manière Ires-sensible et très-promple tout un être moral ou l'ensemble de ses idées et de ses affections. Ceux des organes qui tiennent le premier rang, ceux précisément dont les déterminations paraissent avoir été soigneusement soustraites à l'empire du moi, sont encore ccux-li même qui ne cèdent pas un seul instant d'agir avec force sur le centre cérébral.

Après avoir lu cet article, un ami très-versé dans les

matières philosophiques, m^a dit: — Vous établissez donc qu'il peut y avoir sensibilité sans sensation^ c'està-dire sans impressions perçues! — Oui, sans doute; c'est même un point fondamental dans l'histoire de la sensibilité physique. — Mais ce que vous croyez pouvoir appeler dans ce cas sensibilité, n'est-ce pas ce que les physiologistes désignent sous le nom d! irritabilité? — Non, et voici la différence : l'irritabilité est la faculté de contraction qui parait inhérente à la fibre musculaire et que le muscle conserve même après la mort ou après qu'il a été séparé des centres nerveux de réaction. La fibre excitée par divers stimulants, se fronce et s'allonge alternativement et voilà tout. Mais dans les mouvements organiques coordonnés il y a plus que cela, tout le monde en convient. Or, outre ceux de ces mouvements qui sont déterminés par des impressions perçues, il en est plusieurs qui sont déterminés par des impressions dont Vindividu n'a nullement la conscience, et qui, le plus souvent, se dérobent eux-mêmes à son observation ; et cependant, comme les premiers, ils cessent avec la vie ; ils cessent quand V organe n'a plus de communication avec les centres sensibles; ils cessent en un mot avec la sensibilité; ils sont suspendus et renaissent avec elle. La sensibilité est donc la condition fondamentale, sans laquelle les impressions dont ils dépendent ne produisent aucun- effet, sans laquelle même elles n'ont pomt d'existence, puisqu'elles ne nous sont connues que par eux. Ainsi, comme nous n'appelons sensation que Vimpression perçue, il y a bien véritablement sensibilité sans sen^ sation.

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Note B.

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