VIE UNIVERSELLE
J'ai dit que ces deux vies étaient des conditions indis-
pensables de notre yib en DIEU, et , sans doute , tu as saisi cette dernière parole, et tu f es écrié : Ah ! voici la vie que j*aime, que je désire» que je veux. Prêtre ! tu as oublié qu'il existe des théologiens et des diacres. Poète! tu crois donc que tu ne réfléchis pas, que tu n^agis pas. Être limité par le (emps et Yespace^ tu veux sentir Té- TERNiri, riMMENSiT]é, en un mot IIMMORTALITÉ, hors du temps et de F espace^ sans être soumis à cette «double condition de ton être fini. Prêtre, poëte, homme, tu n'es pas DIEU; aime le temps et l'espace, si tu veux r IMMORTALITÉ; AJME4oi dans les autres, aime les autres en toi^ si tu prétends aimer DIEU, car la vie de l'homme, je le répète, ne sera jamais que I'union de deux manifestations de la vie universelle ; c'est seulement ainsi qu'on peut concevoir le progrès vers la vie universelle. Or, de même que l'homme n'est pas DIEU, mais PROGRESSE vers DIEU, de même aussi notre vie n'est pas la vie universelle ; elle est un progrès constant vers cette vie divine, qu'il nous est permis de désirer sans pouvoir la définir, et dont nous ne pouvons nous rapprocher qu'en aimant de plus en plus, dans le temps et dans V espace, spirituellement et matériellement^ NOTRE PROCHAIN GOMME NOUS-MÊMES, le grand monde comme \t petit monde ^ la science comme X industrie, notre devoir comme notre intérêt, V obéissance comune V autorité, la théorie comme la pratique, la réflexion comme Yaction. Dis donc avec moi que c'est par I'union de plus en plus amoureuse de ces deux aspects de la vie (1 un et lautre indispensables) ; que c'est par le progrès constant de la VIE en soi et hors de soi, queThomme s'avance vers
^^.^ *:i ia VIE en DIET ne veut rien
— •: : .n.r.édiatement sous ces deux
••;. HC.-tZïUn ET EN NOUS-MÊMES.
ïilais VIVRE daihs mon prochain,
- -. T*j. VIE future et quelle a été ma
^' vuo spirituel ou collectif; je t'ai
. i'?<irais que )non prochai ti vécut en
'1 ■'•* 'i été ma vie passée et quelle
. .1 point de vue matériel ou inclivi-
r ■ r.'. c'est dans mes pères et mes en-
- -. M que j'ai aimé; ce sont eux-mêmes
. . 'Lv et me développeront : je me fais
... :-. :iîo c'est un des aspects de ma vie
diquo là); dans la seconde, c'est moi^
. . t :v.- moi actifs ce petit monde qui atti-
*, ;u: poussera ses enfants vers DIEU. Je
:: r moment, d'une vie complète, active
v;>^ complète du moins qu'il est donné à
., / .i >i*îîtir. DlEl se manifeste à moi dans
.^^>^-. M" 'os traces de passé et les germes d'à-
, rïo:ulo actuel renferme, que moi-même,
•i; renferme aussi; j'aime les unes qui
. » ••; ■ ''( j(" viens: j'aime les autres qui m'a/?-
. . '.hn; je les aime toutes deux, non d'?//?
iO\'*. **uis dun éfpil amoir; j'otm aux unes,
. , .iu\ aulnes: je me seur^ logiquement enchaîné
.lixv, virtuellement lil)re pour mon avenir :
. V il XlK SAI.M'-SIMOMKNNE.