‹ Science de l'hommeChapitre 31 sur 84 · UTILITÉ POUR VESPÈCE HUMAINE · texte numérisé non relu

UTILITÉ POUR VESPÈCE HUMAINE

lies nations, de même que les individus, ne se que-

m'abuse pas au poittt de croire que ce soit avec des littérateurs que nous puissions lutter contre des colosses scientifiques tels que Bacon, Newton et Locke. Voici exactement quelle est mon attitude : j'ai un œil fixé sur les progrès que les Anglais ont fait faire aux sciences ; l'autre est dirigé vers le pays des découvertes. Déjà j'y ai aperçu des vérités dont l'analyse nous placerait infiniment au-dessus des Anglais. Mais l'analyse d'idées du premier degré de généralité exige un travail auquel un homme ne peut pas suffire ; c'est pour cela que je vous convie de venir à mon secours. Dites-moi, mon cher Docteur, pensez- vous que si vous et moi, associés ad hoc avec quelques autres Français, nous parvenions 1** à élever la physiologie au rang des sciences d'observation dans toute son étendue ; 2* à la faire admettre dans l'instruction publique ; â"* à organiser la science générale, de manière à la rendre positive dans toutes ses parties ; 4** à réorganiser le corps scientifique européen, de manière à en faire le régulateur des prétentions des Français et des Anglais et à en former une digue assez forte pour contenir les ambitions nationales de ces deux peuples, nous aurions fait ce qu'il y aurait de plus glorieux pour notre patrie , en même temps que de plus utile pour l'espèce humaine? Vous le pensez. Eh bien, vous êtes obligé de convenir que le travail auquel je vous propose d'employer toutes les forces de votre intelligence, est, en effet, celui par lequel vous pouvez contribuer le plus grandement et le plus directement à la gloire de vos compatriotes.

Page 1