IV
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traclion et de répulsion, donnant la vie et la mort aux deux manifestations précédentes ;
b!" A rechercher si cette triple manifestation n'a pas spécialement, mais abstraitement, ses trois sièges principaux dans la tête^ dans les organes de la génération et dans le tronc qui les relie ;
5® A établir les rapports qui existent en effet entre les deux extrémités, les deux pôles de la pile humaine, auxquels j'ose attribuer une relation semblable à celle que la physiologie actuelle reconnaît exister entre le cerveau et le cervelet; à savoir : la relation du psychique avec le physique , la relation des facultés que vous nommez à tort intellectuelles au lieu de rationnelles^ avec les facultés que vous nommez à tort animales au lieu de cor-porelles.
Sur ce dernier point, à peine ébauché, laissez-moi m'étendre encore.
§3. Quand je vois un physiologiste examiner le cervelet d'Hercule pour y chercher la faculté de construire ou de détruire, je suis toujours tenté de lui dire : Regardez donc ses reins et ses épaules, ses hanches et sa poitrine, ses jambes et ses bras I Et s'il observe le cervelet d'une femme, pour y découvrir l'amour physique ou l'amour maternel, je lui crie : Mais regardez donc ce bassin et les organes qu'il renferme, et voyez si cette gorge appelle un enfant !
Gela ne m'empêche pas de croire, comme le physiologiste, qu'il y a dans l'appareil cérébral des cases, des points qui peuvent et qui doivent même répondre, d'une
façon]^plus ou moins claire, aux phénomènes dont ce savant s*occupe ; mais, pour Dieu I commençons par ce qui est évident, par ce qui ne saurait être contesté, par ce qui est direct, positif, palpable.
Or ce qui est direct, positif, palpable, c'est qu'on ne fait pas des enfants avec l'organe cérébral ; c'est qu'on ne balaie pas les écuries d'Augias avec le cervelet.
Au contraire, je me garderais de dire qu'on fait une division, un calcul quelconque, un raisonnement de quelque ordre qu'il soit, avec l'organe de la génération. Rendons à chaque organe ce qui lui appartient, sauf à rechercher les liens, les rapports qui existent entre eux.
Je le répète encore , quoique je dise qu'on ne fait pas de raisonnement avec l'organe générateur, j'admets parfaitement que la situation dans laquelle se trouve cet organe influe sur l'organe spécialement consacré au raisonnement ; j'admets également la réciproque ; et, en général, j'admets qu'il existe entre tous les organes des relations qui les rendent tous solidaires les uns des autres ; mais je ne veux pas faire de confusion, et je résiste tout autant à prendre un cœur pour un poumon, qu'à prendre le cerveau pour un organe de génération ou pour un appareil de puissance conslructive ou destructive.
Vous avez certainement entendu dire par des ignorants, mais aussi par des savants, et des meilleurs, que la femme sentait, pensait, agissait par l'organe qui contient et nourrit son enfant ; que là était le centre où aboutissaient et d'où partaient ses affections ou ses répugnances, ses raisonnements ou son activité. J'admets
que ceci soit exagéré; mais à vous, médecin, je poserai la question suivante :
Quelle est la révolution morale et intellectuelle qui se produit, en général, chez un jeune homme, d'abord, au moment où il s'aperçoit pour la première fois qu'il a une maladie vénérienne; ensuite, lorsqu' après l'avoir cru guérie, elle reparait sous une forme qui la lui fait croire incurable ?
Je suis certain que, dans ce dernier cas, vous avez constaté beaucoup de suicides ; et que, dans le premier, vous avez rencontré une foule de sujets instantanément privés de caractère, de sentiments, d'idées, de raisonnement, désorientés, hébétés, conmie si toutes leurs facultés cérébrales, quelque merveilleuses qu'elles fussent auparavant, étaient écrasées, brisées par ce coup de pied de Vénus.
En fait, je crois que les deux organes qui sollicitent le plus les appétits humains, dont l'emploi excessif ou vicieux altère le plus la vie de l'homme, dont l'emploi normal est, au contraire, le plus favorable à sa santé et à son bien-être, sont, quant à l'esprit, le cerveau; et, quant à la chair, l'appareil de la génération.
L'abus du travail rationnel, même quand ce travail est employé à la génération intellectuelle, mais surtout quand il n'engendre rien que des indigestions égoïstes de savoir, quand il n'est qu'une honteuse masturbation de l'esprit; tel est le procédé psychique de mort le plus puissant, n'ayant d'égal que le procédé de mort physique qui consiste dans l'abus des organes de la génération.
Grâce à Dieu, ces deux procédés mènent à la mort par les routes les plus effroyables ; et, d'un autre côté, r usage normal de ces deux organes rend la vie aussi belle et aussi bonne que peut la désirer Thomme.
A ce double titre, que je crois scientifiquement vrai et parfaitement légitime, je confesse que, parmi tous les organes, je fais un cas exceptionnel de ces deux grandes sources de belle vie et de vilaine mort.
Qu'est-ce que la rate, le foie, la vessie, le cœur luimême, à côté de ces deux organes ? à peine si nous savons leur appétence, et ce qu'ils nous commandent pour y satisfaire. Deux autres organes, peut-être, pourraient entrer en comparaison avec ces deux appareils princiers. Ce seraient les poumons et l'estomac ; aussi verrons*nous s'ils ne correspondent pas, dans le tronc, dans la pile, au dualisme psychique et physique des deux pôles de cette pile, c'est-à-dire si la respiration et la digestion ne sont pas des conjoints spéciaux, d'une part, de la génération de l'esprit; de l'autre, de la génération de la chahr.
Je n'exagère point en donnant cette importance exceptionnelle aux deux extrémités de l'être, et en attribuant spécialement à l'une et à l'autre des fonctions analogues, égales en énergie vitale, mais dissemblables ; c'est-à-dire les fonctions de la génération spirituelle et de la génération corporelle. Etje suis également dans le vrai, en cherchant dans chacun de ces pôles la fonction et l'appareil correspondant à la destination plus spéciale de l'autre, certain que je suis qu'il existe entre eux un lien qui nécessite et opère cette correspondance, puisque ces deux pôles appartiennent à une seule et même pile.
Far conséquent, non-seulement je ne me révolte pas ronlre cette hypothèse des ignorants, qui attribuent au .«aint organe de la maternité l'initiative vitale chez la femme, mais je prétends que cette initiative existe, pour les deux sexes, dans l'appareil de la génération charnelle, chaque fois qu'il s'agit même de raisonnement, et, à fortiori, d'actes relatifs à cette génération spéciale.
Je n'admets pas, par exemple, que les ovaires, et leurs correspondants, chez l'homme, soient considérés comme dés glandes quelconques, sécrétant un liquide quelconque ; et je ne vois pas pourquoi ces glandes spéciales ne joueraient pas un rôle aussi important que celui des plus nobles parties de l'appareil cérébral, élaborant la semence do l'esprit.
Supposez des êtres dont l'organisme soit complètement dominé par des appétits de génération chamelle, et considérez-les, ainsi que je prétends qu'on doit spécialement le faire en physiologie, comme libres, spontanés,' actifs ; supposez des satyres et des bacchantes ; je vous défie d'attribuer Yiniiialive de leurs appétits et même de leurs raisonnements, et surtout de leurs actes, à leur cerveau ou même & leur cervelet ; voua la chercherez et vous ta signalerez ailleurs, à l'autre pôle de la vie.
Examinez, au contraire, un Newton : celte extrémité est atrophiée de vii^inité; elle est devenue éminemment passive, inerte, autant vaudrait dire morte.
Le corps tout entier d'un Newton est une bouillie cérébrale ; le corps d'un satyre, un tissu érectile. Par tous leurs pores, l'un transpire et aspire l'idée, l'autre le
Ces exemples de spécialités abstraites, absolues, que j'exagère encore à dessein, pour mettre en saillie ma pensée, vous auront fait comprendre, je l'espère, que dans un individu charnel, supposé actif et indépendant des sensations produites par le non-moi, on peut et on doit admettre que si ses propres volontés charnelles vont subir une élaboration dans le cerveau, elles ont commencé par se manifester dans l'organe spécialement propre à les éprouver et à les réaliser. J'en dirais autant de l'estomac qui appète la nourriture, et des poumons qui appètent l'air, sans avoir besoin que le cerveau leur dise : Tu as faim ou tu veux respirer. C'est encore pis pour la vessie qui veut se vider, pour le sang qui veut circuler, pour les muqueuses qui veulent s'humecter, pour les glandes qui veulent sécréter.
Certes, toutes les parties de l'être expriment leurs désirs, leur souffrance et leur joie ; le cerveau les entend et les aide, par réaction sur le tout, à ce que chacune d'elles accomplisse sa fonction, parce qu'il combine, généralise et régularise le mouvement, comme un vrai savant docteur qu'il est. Mais être un savant docteur n'est pas tout ; il est bon de savoir , mais il faut pouvoir , et par-dessus tout vouloir ; car l'humanité se compose de savantSy mais aussi d'industriels , et par-dessus tout de GOUVERNANTS, cxprcssions de la volonté sociale.
Je nie que la volonté vitale soit spécialement dans le cerveau ; j'affirme qu'elle est partout, dans chaque molécule de l'être, dans chaque organe ; et que si nous devions lui attribuer plus spécialement un siège , par abstraction, il serait ce grand appareil électrique qui
s'appelle plus spécialement le corps, et qui a pour pôles, d'une part, le cerveau, organe du savoir ; et de l'autre, les organes de la génération charnelle et de la force, les organes du pouvoir humain.
En adoptant la trinité que vous appliquez au cerveau seul, je dirais : le cerveau et le cervelet sont le double siège, mâle et femelle, des facultés rationnelles et régulatrices du mouvement ; les reins et les organes générateurs sont le double siège, mâle et femelle, des facultés de conservation et de reproduction que vous nommez individuelles et* animales ; enfm , le lien de ces deux extrêmes, c'est-à-dire ce tube à deux axes, mâle et femelle, qui s'appelle le tronc, est plus particulièrement le siège des facultés sociables ou humaines, résultant de l'harmonie entre la vie rationnelle et la vie de conservation et de reproduction matérielle, entre Tesprit et la chair de l'homme, entre le moi et le non-moi. Mais j'ajoute : ces classifications ne sont que des abstractions scientifiques; car la chair, l'esprit et le sentiment, en réalité vivante, sont, comme notre Dieu vivant, partout et nulle part.
Je pense bien que vous ne me chicanerez pas beaucoup, parce que je place le siège de ce que vous appelez les facultés animales, dans la partie que vous considérez sans doute vous-même comme la plus animale, qui est en même temps la partie inférieure de l'homme debout, et qui est au même niveau que la tête , seulement chez les animaux ; peut-être même vous en ferez-vous un argument contre moi, pour me convaincre du peu d'estime que je fais moi-même de ces facultés ; mais ce ne serait
Ces exemples d<^ .-j»
j'exagère encoiv h ilos-fî. .
pensée, vous auront !':»!»
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propre à lisi-ii* de rcstoni.ic «i-
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^ lou moi, par absirao
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qui appi'li.iji ' dise : Tu ;«pour Iji \t. -
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