EE
et de l’anatomie comparées des deux extrémités du tronc, et, si j'osais le dire, de la vie de branches et de la vie de racines de l’homme, on aurait posé la science sur sa véritable base, on saurait ce que c’est que la séve de l’homme et son rôle. Que savez-vous, par exemple, du sperme ? Quelles sont ses origines ; sous quelle forme ses éléments circulent-ils dans le corps ; comment
se préparent-ils à leur rôle générateur ; comment arrivent-ils à être l'expression sommaire, le résumé de l’homme fécondant la femme, donnant la vie à un être créé à son image ? Savez-vous quel rôle remplit votre bosse de l'amour physique, par rapport aux testicules, vous qui savez pourtant (par hasard) le rôle des testicules par rapport à la voix et à la barbe ?
Certes, je n’en sais pas plus et j'en sais même bien moins que vous sur toutes ces choses ; mais je suis convaincu que je vous indique la route qui mène à ce savoir, parce que, quoi qu'en dise J’ignorance, la science ne trouve, sauf exceptions rares, que ce qu'elle cherche et là où elle doit le chercher.
En bien, pour découvrir les mystères d'union des deux extrémités de la pile, il faut commencer par se rendre compte de la pile elle-même, des éléments qui la composent, de ce qu’elle dit ou demande à ses pôles, de ce qu'elle en reçoit, et de ce qu’elle leur envoie. C'est la tige dont il faut se faire une conception nette, si l'on veut connaître la feuille et la racine, la vie externe et la vie interne.
Je me sers d’une métaphore de physiologie végétale, parce que notre doctrine de la triple vie m'a fait conce-
MN Ca voir, pour la calture des arbres, une théorie que je crois très-féconde, et que voici en quelques mots (1).
En général, et sauf exceptions confirmant la règle, tout arbre ayant pris possession de la terre où il est planté, n’a plus besoin ouredoute mêmê la culture au pied, et demande, pour sa vie de racines, à être isolé de toute condition de variations de chaleur, de lumière, d'humidité ; tandis qu’au contraire, sa vie de branches exige la succession du vent et du calme, du soleil et de l'ombre, de la chaleur et du froid, de la sécheresse et de l'humidité. Il faut à la branche la mobilité du jour et de la nuit, de l’été et de l'hiver ; et, à la racine, il faut la constance des caves.
Si cette théorie est vraie, comme j'en suis convaincu, je vous laisse à penser ce qui en résulterait d'économie dans la culture du mûrier, de l’olivier, du noyer, des arbres fruitiers et de la vigne, |
Je crois de même que la culture de l’homme gagnerait énormément, si l'on savait la vie qui convient à chacun de ses deux pôles, rationnel et charnel.
Et, je le répète, pour en arriver là, commençons par étudier les organes centraux et le plexus qui les relie entre eux. Quand nous aurons fait cet examen, voyons comment ce tronc se relie lui-même à la tête et aux organes de la génération, et comment, par conséquent, il les relie eux-mêmes entre eux, par cette pile vivante qui est leur commune origine.
Le tube digestif et l’épine dorsale jouent un tel rôle
(1) Voir note D. Mémoire à l'Académie des Sciences (page 187).
PR
dans la constitution du tronc humain, ils sont le siége de tant de jouissances et de tant de maladies, ils symbolisent si bien, l’un, l’axe des chairs vivantes, l’autre, l’axe du squelette, qu’il est vraiment incroyable de voir subordonner l'étude du tronc qui les renferme à celle de leur développement ou prolongement supérieur, la tête.
Dieu me garde de prétendre vous exposer une théorie du tronc humain, de laquelle se déduiraient une théorie spéciale de la tête et une théorie spéciale des organes de la génération. Je connais trop bien ma faiblesse et mon ignorance spéciales, pour ne pas me renfermer exclusivement dans les généralités. Les savants prétendent que ce rôle n’est pas difficile, ils ont peut-être raison ; encore . faut-il que quelqu'un le remplisse, et c’est sans doute parce qu’il leur paraît trop facile, qu'ils le négligent, au grand détriment de la science.
Je voudrais simplement obtenir pour résultat de mon incursion audacieuse dans votre domaine, que vous voulussiez bien examiner si, en effet, il n’y aurait pas avantage :
1° A considérer l'homme, abstraitement, comme éminemment actif à l'égard de son milieu ;
9 A le concevoir comme une liberté, une volonté, une personnalité, manifestant la liberté, la volonté, la personnalité divine, dans toutes les parties et dans l’unité de sa propre individualité ;
3° À décomposer sa triple personnalité, comme celle de Dieu même, en manifestation rationnelle et en manifestation corporelle, unies, reliées par une manifestation MORALE, SENTIMENTALE, PASSIONNELLE, RELIGIEUSE, d'at-
traction et de répulsion, donnant la vie et la mort aux deux manifestations précédentes ;
lL° À rechercher si cette triple manifestation n’a pas spécialement, mais abstraitement, ses trois siéges principaux dans la tête, dans les organes de la génération et dans le TRONG qui les relie;
95° À établir les rapports qui existent en effet entre les deux extrémités, les deux pôles de la pile humaine, auxquels j'ose attribuer une relation semblable à celle que la physiologie actuelle reconnaît exister entre le cerveau et le cervelet; à savoir : la relation du psychique avec le physique, la relation des facultés que vous nommez à tort intellectuelles au lieu de rationnelles, avec les facultés que vous nommez à tort animales au lieu de corporelles.
Sur ce dernier point, à peine ébauché, laissez-moi m'étendre encore.
3. Quand je vois un physiologiste examiner le cervelet d'Hercule pour y chercher la faculté de construire ou de détruire, je suis toujours tenté de lui dire : Regardez donc ses reins et ses épaules, ses hanches et sa poitrine, ses jambes et ses bras ! Et s’il observe le cervelet d’une femme, pour y découvrir l'amour physique ou l'amour maternel, je lui crie : Mais regardez donc ce bassin et les organes qu'il renferme, et voyez si cette gorge appelle un enfant !
Cela ne m'empêche pas de croire, comme le physiologiste, qu'il y a dans l’appareil cérébral des cases, des points qui peuvent et qui doivent même répondre, d’une
RCE
façon plus ou moins claire, aux phénomènes dont ce savant s'occupe ; mais, pour Dieu! commençons par ce qui est évident, par ce qui ne saurait être contesté, par ce qui est direct, positif, palpable.
Or ce qui est direct, positif, palpable, c’est qu'on ne fait pas des enfants avec l'organe cérébral; c’est qu’on ne balaie pas les écuries d’Augias avec le cervelet.
Au contraire, je me garderais de dire qu’on fait une division, un calcul quelconque, un raisonnement de quelque ordre qu'il soit, avec l'organe de la génération. Rendons à chaque organe ce qui lui appartient, sauf à rechercher les liens, les rapports qui existent entre eux.
Je le répète encore, quoique je dise qu'on ne fait pas de raisonnement avec l'organe générateur, j'admets parfaitement que la situation dans laquelle se trouve cet organe influe sur l'organe spécialement consacré au raisonnement ; j'admets également la réciproque ; et, en général, j’admets qu’il existe entre tous les organes des relations qui les rendent tous solidaires les uns des autres ; mais je ne veux pas faire de confusion, et je résiste tout autant à prendre un cœur pour un poumon, qu’à prendre le cerveau pour un organe de génération ou pour un appareil de puissance constructive ou destructive.
Vous avez certainement entendu dire par des ignorants, mais aussi par des savants, et des meilleurs, que la femme sentait, pensait, agissait par l'organe qui contient et nourrit son enfant; que là était le centre où aboutissaient et d’où partaient ses affections ou ses répugnances, ses raisonnements ou son activité, J’admets
== Ip 2e
que ceci soit exagéré ; mais à vous, médecin, je poserai la question suivante :
Quelle est la révolution morale et intellectuelle qui se produit, en général, chez un jeune homme, d’abord, au moment où il s'aperçoit pour la première fois qu'il a une maladie vénérienne ; ensuite, lorsqu'après l'avoir cru guérie, elle reparaît sous une forme qui la lui fait croire incurable ?
Je suis certain que, dans ce dernier cas, vous avez constaté beaucoup de suicides; et que, dans le premier, vous avez rencontré une foule de sujets instantanément privés de caractère, de sentiments, d'idées, de raisonnement, désorientés, hébétés, comme si toutes leurs facultés cérébrales, quelque merveilleuses qu’elles fussent auparavant, étaient écrasées, brisées par ce coup de pied de Vénus.
En fait, je crois que les deux organes qui sollicitent le plus les appétits humains, dont l'emploi excessif ou vicieux altère le plus la vie de l’homme, dont l'emploi normal est, au contraire, le plus favorable à sa santé et à son bien-être, sont, quant à l'esprit, le cerveau; et, quant à la chair, l’appareil de la génération.
L'abus du travail rationnel, même quand ce travail est employé à la génération intellectuelle, mais surtout quand il n’engendre rien que des indigestions égoïstes de savoir, quand il n’est qu'une honteuse masturbation de l'esprit; tel est le procédé psychique de mort le plus
puissant, n’ayant d’égal que le procédé de mort physique qui consiste dans l’abus des organes de la génération.
Grâce à Dieu, ces deux procédés mènent à la mort par les routes les plus effroyables ; et, d’un autre côté, l'usage normal de ces deux organes rend la vie aussi belle et aussi bonne que peut la désirer l’homme.
À ce double titre, que je crois scientifiquement vrai et parfaitement légitime, je confesse que, parmi tous les organes, je fais un cas exceptionnel de ces deux grandes sources de belle vie et de vilaine mort.
Qu'est-ce que la rate, le foie, la vessie, le cœur luimême, à côté de ces deux organes? à peine si nous savons leur appétence, et ce qu’ils nous commandent pour y satisfaire. Deux autres organes, peut-être, pourraient entrer en comparaison avec ces deux appareils princiers. Ce seraient les poumons et l’estomac ; aussi verrons-nous s'ils ne correspondent pas, dans le tronc, dans la pile, au dualisme psychique et physique des deux pôles de cette pile, c’est-à-dire si la respiration et la digestion ne sont pas des conjoinis spéciaux, d’une part, de la génération de l'esprit; de l’autre, de la génération de la chair.
Je n’exagère point en donnant cette importance exceptionnelle aux deux extrémités de l'être, et en attribuant spécialement à l’une et à l’autre des fonctions analogues, égales en énergie vitale, mais dissemblables ; c’est-à-dire les fonctions de la génération spirituelle et de la génération corporelle. Et je suis également dans le vrai, en cherchant dans chacun de ces pôles la fonction et l’'appareil correspondant à la destination plus spéciale de l’autre, certain que je suis qu’il existe entre eux un lien qui nécessite et opère cette correspondance, puisque ces deux pôles appartiennent à une seule et même pile.
Par conséquent, non-seulement je ne me révolte pas contre cette hypothèse des ignorants, qui attribuent au saint organe de la maternité l'initiative vitale chez la femme, mais je prétends que cette initiative existe, pour les deux sexes, dans l’appareil de la génération charnelle, chaque fois qu’il s’agit même de raisonnement, et, à fortiori, d'actes relatifs à cette génération spéciale.
Je n’admets pas, par exemple, que les ovaires, et leurs correspondants, chez l’homme, soient considérés comme des glandes quelconques, sécrétant un liquide quelconque ; et je ne vois pas pourquoi ces glandes spéciales ne joueraient pas un rôle aussi important que celui des plus nobles parties de l'appareil cérébral, élaborant la semence de l'esprit.
Supposez des êtres dont l'organisme soit complétement dominé par des appétits de génération charnelle, et considérez-les, ainsi que je prétends qu’on doit spécialement le faire en physiologie, comme libres, spontanés, actifs ; supposez des satyres et des bacchantes ; je vous défie d'attribuer l'initiative de leurs appétits et même de leurs raisonnements, et surtout de leurs actes, à leur cerveau ou même à leur cervelet ; vous la chercherez et vous la signalerez ailleurs, à l’autre pôle de la vie.
Examinez, au contraire, un Newton : celte extrémité est atrophiée de virginité; elle est devenue éminemment passive, inerte, autant vaudrait dire morte.
Le corps tout entier d’un Newton est une bouillie cérébrale ; le corps d’un satyre, un tissu érectile. Par tous leurs pores, l’un transpire et aspire l’idée, l’autre le sperme.
En
Ces exemples de spécialités abstraites, absolues, que j'exagère encore à dessein, pour mettre en saillie ma pensée, vous auront fait comprendre, je l'espère, que dans un individu charnel, supposé actif et indépendant des sensations produites par le non-moi, on peut et on doit admettre que si ses propres volontés charnelles vont subir une élaboration dans le cerveau, elles ont commencé par se manifester dans l’organe spécialement propre à les éprouver et à les réaliser. J’en dirais autant de l'estomac qui appète la nourriture, et des poumons qui appètent l'air, sans avoir besoin que le cerveau leur dise : Tu as faim ou tu veux respirer. C’est encore pis pour la vessie qui veut se vider, pour le sang qui veut circuler, pour les muqueuses qui veulent s’humecter, pour les glandes qui veulent sécréter.
Certes, toutes les parties de l’être expriment leurs désirs, leur souffrance et leur joie; le cerveau les entend et les aide, par réaction sur le tout, à ce que chacune d’elles accomplisse sa fonction, parce qu’il combine, généralise et régularise le mouvement, comme un vrai savant docteur qu’il est. Mais être un savant docteur n’est pas tout ; ilest bon de savoir, mais il faut pouvoir, et par-dessus tout vouLorR; car l'humanité se compose de savants, mais aussi d’industriels, et par-dessus tout de GOUVERNANTS, expressions de la volonté sociale.
Je nie que la vOLONTÉ vitale soit spécialement dans le cerveau; j'affirme qu’elle est partout, dans chaque molécule de l'être, dans chaque organe ; et que si nous devions lui attribuer plus spécialement un siége, par abstraction, il serait ce grand appareil électrique qui
s'appelle plus spécialement le corps, et qui a pour pôles, d'une part, le cerveau, organe du savoir ; et de l’autre, les organes de la génération charnelle et de la force, les organes du pouvoir humain.
En adoptant la trinité que vous appliquez au cerveau seul, je dirais : le cerveau et le cervelet sont le double siége, mâle et femelle, des facultés rationnelles et régulatrices du mouvement ; les reins et les organes générateurs sont le double siége, mâle et femelle, des facultés de conservation et de reproduction que vous nomimez individuelles et animales ; enfin, le lien de ces deux extrêmes, c’est-à-dire ce tube à deux axes, mâle et femelle, qui s'appelle le tronc, est plus particulièrement le siége des facultés SOCIABLES où HUMAINES, résultant de l'harmonie entre la vie rationnelle et la vie de conservation et de reproduction matérielle, entre l'esprit et la chair de l’homme, entre le moi et le non-moi. Mais j’ajoute : ces classifications ne sont que des abstractions scientifiques; car la chair, l'esprit et le sentiment, en réalité vivante, sont, comme notre Dieu vivant, partout et nulle part.
Je pense bien que vous ne me chicanerez pas beaucoup, parce que je place le siége de ce que vous appelez les facultés animales, dans la partie que vous considérez sans doute vous-même comme la plus animale, qui est en même temps la partie énférieure de l'homme debout, et qui est au même niveau que la tête, seulement chez les animaux; peut-être même vous en ferez-vous un argument contre moi, pour me convaincre du peu d'estime que je fais moi-même de ces facultés; mais ce ne serait
en
qu’un jeu de mots sur le haut et le bas, sur supérieur et inférieur ; passons donc et arrivons au tronc, au corps, à la pile centrale, siége spécial, selon moi, par abstraction, des facultés ou plutôt des relations morales, sentimentales, sociales, humaines.
Les nombreux organes distincts qui sont comme les peuples de cette contrée immense; les innombrables circulations de liquides et de nerfs qui la parcourent; les montagnes osseuses et musculaires qui en dessinent le relief; les tissus variés qui la décorent, comme une végétation riche et splendide : tout cela constitue un monde dont toutes les parties sont solidaires les unes des autres, dont tous les habitants sont renfermés dans une frontière commune, où le patriotisme règne au suprême degré, dans lequel chaque province est l’alliée dévouée des provinces voisines, souffre et jouit avec elles : c’est le vrai royaume de l’unité et de la multiplicité, de l’autorité et de la liberté, du devoir et du droit.
Ce double courant pénètre et traverse le corps de part en part; non-seulement il est l’expression normale de l'être, de l'électricité vitale qui l'anime, mais il transporte cette électricité d’un pôle à l’autre pôle de ce petit monde, et par ces deux pôles il se met en rapport avec le royaume des esprits et le royaume des corps, auxquels il donne la vie spirituelle et la vie corporelle, en aspirant et recevant la leur.
Ici, cher Docteur, je réclame à grands cris l'étude privilégiée et presque exclusive des circulations générales et des tissus généraux, par lesquels se répand, selon moi, dans tout le corps et d’une facon spéciale vers les
+ dm =
rh A dt are ce
D gr md A le rh Dh 1 mate due nm maett ts mt
ue,
extrémités supérieure et inférieure, l'électricité vitale.
C'est seulement après avoir établi ce système universel de propagande de vie, qu'il est possible d'étudier et de classer les divers organes, en raison de l’importance des fonctions qu'ils accomplissent dans le développement, l'entretien et le déclin de la vie, dans la santé et dans la maladie, et de concevoir pour eux une hygiène et une thérapeutique spirituelle et matérielle convenables.
Chacune des circulations générales et chacun des tissus généraux est une pile liquide ou solide, à double courant, composée d'éléments mobiles ou fixes, à double sexe, et, plus abstraitement encore, composée de plein et de vide. Les organes ne sont que les lieux spéciaux de fusion du jeu des piles entre elles, où s’accomplissent les principales décompositions et combinaisons résultant de leur contact, Les systèmes vasculaire, musculaire , nerveux, osseux, sont donc, à proprement parler et en réalité, les organes capitaux, bien plutôt que le cœur, les poumons ou la vessie.
Bien plus, l'étude des systèmes généraux, aux différents âges, dans divers états de santé, sous l'influence de modificateurs extérieurs ou intérieurs, intéresse et comprend directement l’être tout entier, l’ensemble, l'unité de l'organisme ; tandis que l'étude d’un organe est une abstraction qui peut être capilale anatomiquement, pour la science du cadavre, mais qui est secondaire physiologiquement, pour la science de la vie.
Si je consens à faire, pour les deux pôles du corps humain, des abstractions comme celles de la tête, d’une
Le os
part, et des organes de la génération, de l’autre , c’est parce que le dualisme esprit et chair, auquel, selon moi, les deux pôles répondent, est lui-même une double abstraction, puisqu'il n’y a pas d’être, pas plus que d’organe, pas plus que de monade quelconque, qui soit purement esprit, ou absolument chair. Mais quand je veux étudier l'être vivant, unissant en lui d'une façon indissoluble, indivisible, inséparable par le scalpel, la chair et l’esprit, ce que je dois chercher.- ce sont les moyens d'union, d'association, d'amour, qui relient entre elles toutes les parties de cet être vivant et qui constituent leur existence commune.
J'oublie alors mes deux abstractions des deux pôles et je rétablis l’être entier ; ou du moins, si je les maintiens encore, comme abstractions de l’être, c’est pour attacher plus spécialement mon attention sur la constitution de la pile qui est leur lien et qui leur communique à toutes deux la vie.
En d’autres termes, la physiologie se décompose pour moi en trois branches :
4° Étude de la vie PASSIONNELLE, morale, sociale de l'homme, c’est-à-dire des relations actives et passives, attractives et répulsives de sa personnalité entière avec la personnalité entière du milieu qui l'entoure;
% et 3 (à titre de science abstraite, ou science reposant sur une abstraction, sur une entité qui n’est pas, qui n'existe pas, mais qui aide à comprendre, autant que possible, l’incompréhensible existence) : étude de l’homme, soit comme appareil de vie rationnelle, soit comme appareil de vie matérielle ; dans le premier cas,