‹ Science des finances (volume 2)Chapitre 1 sur 38 · VI PRÉFACE · texte numérisé non relu

VI PRÉFACE

recherches fragmentées d'une époque antérieure, se présentent en partie comme incomplètes, en partie comme entièrement fausses. Quiconque veut donc, à l'heure qu'il est, porter un jugement solide sur tout ce qui se rattache aux finances, doit s'être procuré une connaissance exacte des progrès les plus récens de la science de l'économie politique. Elle seule conduit aux principes suprêmes dont toutes les mesures financières attendent leur sanction définitive. La hase de la science des finances et la pierre de touche des principaux voies et moyens financiers se trouvent même hien plus complètement dans l'économie politique qu'elles ne peuvent jamais se trouver dans les systèmes financiers des écrivains d'une date antérieure. Car quoique la science des finances forme une science particulière tout- à- fait distincte de celle de l'économie politique, il n'en est pas moins vrai que le régime des finances en vigueur dans un État est une des causes principales qui influe le plus sur la prospérité ou l'appauvrissement de la nation. Or pour mettre dans tout son jour l'influence des mesures financières sur le hien -être puhlic, une théorie de la richesse nationale doit indispensahlement analyser en général l'essence de ces mesures. C'est par ce motif que dans les ouvrages de Smith, Busch, Kraus, Say, Sismondi, Storch, Ricardo, Torrcns etc. se trouvent développés les élémens fondamentaux de la science financière. Mais ces principes généraux sur les finances, principes que l'économie politique ne traite que dans l'intérêt de son but, doivent être précisés davantage dans la

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