LAL
« Baba Lâl était un derviche (également Hindou) qui habitait Dhianpur, dans la province de Lahore. Il s'énonçait avec éloquence et facilité, et employait ce talent à développer les principes immuables de l'unité de Dieu et à exphquer les autres attributs divins. Aussi accouraiton auprès de lui et éprouvait-on un plaisir inouï à
(1) Souverain de Dehli, de la dynastie afgane ou palhane des l.odi, lequel régna de 1488 à 1516.
(2) Vers en deux hémistiches ou distique. Dohra est le synonyme hindi de bail en arabe. H. -H. ^Yilson a donné la traduction de plusieurs vers de Kabir dans l'excellent mémoire sur les sectes des Hindous, tome XVIe des Recherches asiatiques. (Voir l'article Kabir dans mon Hist. de la littér. hind.)
(3) Ara'isch-i mah/il, p. 95.
(4) Ayeen Akbery, II, 16.
l'entenili'c. Il a laissé un grand nombre de vers hlndoustanis sur les malières religieuses, vers que beaucoup de gens lisent régulièrement comme une tâche journalière. La dévotion à ce saint personnage est très-répandue, tant parmi les gens distingués que parmi le peuple. On dit que Dara Schikob, fils aîné de Schah Jahan et frère d'Aurang-zeb, voyait souvent Baba Lâl, et qu'ils s'entretenaient ensemble des choses de Dieu. Effectivement, le munschi Chandarban Schah Jahani a écrit en persan un ouvrage qui contient les conservations pieuses de ces grands personnages (1). »
De même que Kabir, Baba Làl est considéré v^omme fondateur d'une secte hindoue qui porte son nom, c'està-dire celle des Baha lâlis (2).