‹ Science des religions. L'Islamisme, d'après de Coran; l'enseignement doctrinal et la pratiqueChapitre 69 sur 121 · G CHAP. IV. — DES PROPHÈTES DE DIEU ET DES SAINTS · texte numérisé non relu

G CHAP. IV. — DES PROPHÈTES DE DIEU ET DES SAINTS

60 Notre prophète a reçu la révélation à l'âge de quarante

ans ; il est mort à l'âge de soixante-trois ans. Il était né

à la Mecque; il s'enfuit ensuite à Médine, et c'est là qu'il

mourut. 11 faut confesser qu'après lui aucun prophète

ne doit venir, et qu'il est le sceau des prophètes.

7" Il faut aussi reconnaître vraie l'excellence des saints (i), dont le rang est toutefois inférieur à celui des prophètes.

8° 11 faut confesser qu'Aboubekr (que Dieu en soit satisfait) est le plus excellent des saints (2) : il est le beau-père de Mahomet, à qui il donna sa fille Aïscha (que Dieu soit content d'elle). Le Prophète étant mort, il fut calife en sa place, et son califat est légitime.

9" Qu'après Aboubekr, le plus excellent est Omar (que Dieu en soit content). Il fut calife après Aboubekr. Son califat est légitime. Il avait marié sa fille Hafsé au prophète de Dieu.

10'» Qu'après Omar, le plus excehent est Osman (que Dieu soit content de lui). Il fut cahfe après Omar. Le Prophète lui avait donné en mariage deux de ses filles, l'une après l'autre (la première étant morte, il lui en avait donné une seconde) ; son califat est légitime.

(1) Parmi leurs saints, les musulmans comptent saint Jean-Baptiste, saint Georges, les Sept-Dormants, etc.

(2) Aboubekr, nommé le sincère et le prédestiné, fut le premier qui se fit musulman après la prédication de Mahomet. On ne sera peut-être pas fâché de savoir qu'il disait n'avoir jamais pris une seule dragme d'aucun musulman, et n'avoir tiré du trésor de l'Etat que ce qui était nécessaire pour l'entretien d'un chameau qui lui portait de l'eau, et d'un esclave abyssin qui le servait.

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il» Qu'après Osman, le plus excellent est Ali. Il fut calife après Osman. Son califat est légitime (4).

12» Que les autres compagnons du Prophète (2) se sont comportés avec justice et vérité ; que celui qui n'aime pas tous les compagnons du Prophète est un schismatique et un méchant (3). Nous les aimons, nous, et nous espérons leur intercession.

(1) Le vrai califat, c'est-à-dire la réunion dans une même personne de l'autorité spirituelle et temporelle, par l'effet d'une élection libre, n'a duré, selon les musulmans, que trente ans, c'est-à-dire durant le gouvernement des quatre premiers califes.

Lorsque le vrai califat eut cessé, pour distinguer l'autorité ecclésiastique de la civile, on consacra le nom à'imam (*) ou de pontife, pour désigner la première, et celui d'émir, prince, et plus lard de Sî///aH, empereur, pour désigner la seconde. (Voyez des détails curieux sur cette matière et sur les doxize imams de la race d'Ali, dans d'Herbelot, Bib. or., au mot imam, et dans Mouradgea d'Ohsson, Tableau de l'empire ottoman, t. I, p. 250 et suiv., édit. in-8o.)

(2) On nomme compagnons de Mahomet les musulmans de son temps qui se sont rendus illustres parleur doctrine, par leur valeur, par leurs dignités, etc.

(3) Ces mots sont dirigés contre les Persans, qui parlent mal des trois premiers califes, ainsi que d'Aïscha, épouse de 3Iahomet.

(*) Le mot d'imam a bien des acceptions différentes. Il signifie d'abord celui qui préside l'assemblée, qui fait la prière en commun ; on le donne ensuite aux docteurs de la loi musulmane, et enfin au chef spirituel des musulmans.

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