DE DIEU
Dieu est le seul Dieu, le Dieu vivant et éternel. Le sommeil n'approche point de lui. Il possède ce qui est dans les cieux et sur la terre. Il sait ce qui était avant le monde et ce qui sera après. Les hommes ne connaissent de sa majesté suprême que ce qu'il veut bien leur en apprendre. Il conserve sans effort la création entière. Il est le Dieu grand, le Dieu très-haut, h, 255 ; le maître du passé, du futur, du présent. Il ne connaît point l'oubli. Les cieux, la terre, ce que renferme l'espace qui les sépare, forment son domaine, xix, 65, 66. Les créatures et le droit de les gouverner lui appartiennent.
Béni soit le Dieu souverain du monde, vu, 52. Il tient en ses mains les clés de l'avenir ; lui seul le connaît. Il sait ce qui est sur la terre et au fond des mers. Il ne tombe pas une feuille qu'il n'en ait connaissance. Vous lui
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devez le sommeil de la nuit et le réveil du matin, vi, 60. Il est le centre où tout se réunira, m, 104. Il est le terme de toutes choses, xl, 3. Il est le commencement et la fin. Il est apparent et caché. Il est avec vous en quelque lieu que vous soyez ; il connaît le fond des cœurs, lvii, 3-6. Votre Dieu est le Dieu unique. Il n'y
en a point d'autre. La miséricorde est son partage
La création des cieux et de la terre, la succession de la nuit et du jour, le vaisseau qui fend les flots pour l'utilité des humains, la pluie qui descend des nuages et rend la vie à la terre inféconde, les animaux qui couvrent sa surface, la vicissitude des vents et des nuages balancés entre le ciel et la terre, sont, aux yeux de ceux qui ont la science, des marques de la puissance du Très-Haut, n, 158, 159.
Tout ce qui est sur la terre passera ; la face seule de Dieu restera permanente. La gloire et la majesté l'environnent. Tous les êtres qui peuplent le ciel et la terre lui adressent des vœux, lv, 26-29. Quand tous les arbres seraient des plumes, quand sept océans réunis rouleraient des flots d'encre, ils ne suffiraient pas pour tracer les merveilles du Tout-Puissant, xxxi, 26. Si les eaux de la mer se coloraient en noir, pour décrire les louanges du Seigneur, ils seraient épuisés avant d'avoir célébré ses merveilles. Un autre océan semblable ne suffirait point encore, xvin, 109.
Les plus beaux noms appartiennent à Dieu ; sers-t'en pour l'invoquer (1), vu, 179.
(1) Ces noms, au nombre de quatre-vingt-dix-neuf, forment le chapelet musulman. Voyez ci-après.
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Il n'y a de Dieu que le Dieu vivant et éternel, ni, 1. Il n'y a de Dieu que le souverain du ciel et de la terre. Il donne la vie et la mort, vu, 158. Il juge, et ses arrêts sont irrévocables, xm, 42. Vous n'avez de patron et de protecteur que lui, ix, 118. Le Seigneur est plein de bonté pour ses créatures, et la plupart ne le paient que d'ingratitude, x, 59. C'est lui dont la science embrasse tout l'univers, n, 27. Soit que vous cachiez ce qui est dans vos cœurs, soit que vous le produisiez au grand jour, Dieu le saura, m, 27. Celui qui parle dans le secret, celui qui parle en public, celui qui s'enveloppe des ombres de la nuit, et celui qui paraît au grand jour, lui sont également connus, xni, 11. Si trois personnes s'entretiennent ensemble, il est le quatrième. Si cinq personnes sont réunies pour converser, il est le sixième. Quelque nombre qu'on soit, en quelque lieu qu'on se trouve, il est toujours présent, lviii, 8. Rien de ce qui est dans les cieux et sur la terre ne lui est caché. C'est lui qui vous forme comme il lui plaît dans le sein de vos mères. Il n'y a point d'autre Dieu que lui ; il est puissant et sage, ni, 4. Il voit l'œil, et l'œil ne saurait l'apercevoir. Tout est plein de sa bonté et de sa science, vi, 103.
En quelque état que vous soyez, nous (1) vous accompagnons. Nous sommes présents lorsque vous lisez le
Coran. Nous assistons à toutes vos actions Le poids
d'une fourmi, sur la terre ou dans les cieux, le poids le
(1) En faisant parler Dieu, les Orientaux se servent souvent du pluriel par un sentiment de respect. Cet usage paraît fort ancien, puisqu'il a été suivi dans le Pentateuque.
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plus petit comme le plus grand, n'échappe point à la connaissance du Très-Haut. Tout est écrit dans le livre de l'évidence, x, 60.
Vous n'avez point de protection ni d'asile contre le Tout-Puissant, xi, 114. Rien ne peut changer les décrets
de celui qui voit et qui entend, vi, 115 Tout vient de
Dieu, iv, 80. 11 donne la science à qui lui plaît. Celui qui reçoit cette faveur possède le plus grand des trésors, h, 271. Dieu est l'auteur du bien qui t' arrive; le mal vient de toi, iv, 81. Il est la vérité suprême. Les autres dieux qu'on invoque ne sont que mensonge, xxn, 61. Dieu est un. 11 est éternel. Il n'a point enfanté et n'a point été enfanté. Il n'a point d'égal, cxn, 1-4.
Ne dites pas qu'il y a une trinité en Dieu, iv, 169. Ceux qui soutiennent la trinité de Dieu sont blasphémateurs (1). Il n'y a qu'un seul Dieu. S'ils ne changent de croyance, un supplice douloureux sera le prix de leur impiété. Ne retourneront-ils point au Seigneur? Il est indulgent et miséricordieux, v, 79. Ils disent que Dieu a un fils : ils profèrent un blasphème. Peu s'en faut que les cieux ne se fendent à ces mots ; que la terre ne s'entr' ouvre, et que les montagnes brisées ne s'écroulent,
(1) Malgré l'anathème lancé par Mahomet contre ceux qui soutiennent le mystère de la Trinité, les poètes mystiques musulmans parlent quelquefois de ce dogme chrétien avec un respectueux enthousiasme. Tel est Hamed-Hatif, poète persan, dans l'ode dont la traduction suit :
« Je rencontrai un jour dans une église une jeune et belle chrétienne : « 0 toi, qui es maîtresse de mon cœur, lui dis-je, toi dont « les charmes semblent avoir attaché chacun de mes cheveux aux « fils de ta ceinture sacrée, quoi ! tu n'as point encore trouvé le « secret de l'unité de Dieu? Gomment peux-tu donner les noms sa-
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xix, 91, 92. Dieu ne saurait avoir un fils 11 commande, et le néant s'anime à sa voix, xix, 37. Il se suffit à lui-même. Sur quel fondement établissez-vous votre croyance ? Ne dites-vous point de Dieu ce que vous ne savez pas? x, 67. Tout ce qui est dans les cieux et sur la terre lui appartient ; tous les êtres obéissent à sa voix. Il a formé les cieux et la terre. Veut-il produire quelque ouvrage, il dit : Sois fait, et il est fait, n, 110, 111.
Nous sommes les enfants chéris de Dieu, disent les juifs et les chrétiens. Réponds -leur : Pourquoi vous punit-il donc de vos crimes ? Vous êtes une portion des hommes qu'il a créés. Il pardonne ou châtie à son gré, v, 21. Mortels, vous êtes bien pauvres devant Dieu. Lui seul possède la richesse. Il peut vous faire disparaître de la terre et produire une création nouvelle. Ce prodige n'est point au-dessus de sa puissance, xxxv, 16-18. L'Orient et l'Occident appartiennent à Dieu. Vers quelque lieu que se tournent vos regards, vous rencontrerez sa face. Il remplit l'univers de son immensité et de sa science, n, 109.
C'est Dieu qui vous a donné l'ouïe, la vue, et un cœur pour sentir ; combien peu reconnaissent ces bienfaits î
« criléges de Père, de Fils et d'Esprit saint au Dieu unique en son « essence? »
« Elle ouvrit alors ses douces lèvres pour me répondre et laissa couler ces paroles à travers un charmant sourire : « Si tu connais « réellement les mystères de l'unité divine, ne te permets pas de « nous traiter d'impies, car l'Éternel, objet de notre amour, peut « bien lancer dans ces trois miroirs les rayons de sa face éblouis- « santé. Mais, dis-moi, la soie change-t-elle de nature parce que tu « l'appelles brocart, satin et taffetas? » (Mines de l'Orient, t. II, p. 311 et 312, texte, et traduction par Jouannin.)
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xxiii, 79. Votre nourriture est un don du ciel, xl, 13. Il vous serait impossible de nombrer ses faveurs, xvi, 18. La création du ciel, de la terre et de tout l'univers, est notre ouvrage. Ce n'est point un jeu du hasard, comme le pensent les incrédules, xxxvm, 24. Nous avons tiré tous les êtres du néant ; c'est une vérité incontestable, xliv, 38, 39. Dieu a formé d'eau tous les
animaux Il crée ce qu'il désire, parce que rien ne
limite sa puissance, xxrv, 44. Il donne à qui il lui plaît des filles et des fils. Il commande, et la mère met au jour deux jumeaux de différents sexes. Il rend stériles celles qu'il veut, xlii, 48, 49. C'est Dieu qui fait descendre la pluie pour faire éclore les fruits divers qui servent à votre nourriture. Il a soumis les fleuves à votre utilité. Il a ordonné au soleil et à la lune de vous dispenser libéralement leur lumière. Il a formé la nuit et le jour pour servir à vos besoins. Il vous a donné tous les biens que vous lui avez demandés. Ses bienfaits sont innombrables, xiv, 38. C'est lui qui a placé les astres au firmament, pour vous conduire au milieu des ténèbres, sur la terre et sur les mers. Le sage voit dans tout l'univers l'empreinte de la puissance de l'Éternel. C'est lui qui vous a formés d'un seul homme. C'est lui qui vous prépare un lieu de repos dans le sein de vos mères, et qui vous dispose dans les reins de vos pères. C'est lui qui envoie la pluie féconder les germes des plantes, qui couvre la terre de verdure, qui forme les grains rassemblés dans l'épi, qni fait croître les palmiers et leur fruit suspendu en grappes. Vous lui devez ces raisins, ces olives, ces grenades qui enrichissent vos jardins. Considérez la naissance et la maturité des fruits, et si vous
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avez la foi, vous y reconnaîtrez la puissance du Très- Haut, vi, 97-99.
Il a suspendu au firmament la lune pour réfléchir la lumière, et le soleil pour la communiquer, lxxi, 15. Il a réglé les phases de la lune ; elles servent aux hommes à partager le temps et à compter les années (1). Il a créé tout l'univers avec vérité. Il offre partout, aux yeux du sage, des marques de sa puissance. L'harmonie de tous les corps créés, aux cieux et sur la terre, sont des signes éclatants pour tous ceux qui craignent le Seigneur, x, 5, 6. Il a déployé la terre sous vos pas comme un tapis, lxxi, 18. Elle offre partout, un tableau diversifié : ici sont des jardins ornés de vignes et de légumes, là croissent des palmiers isolés ou réunis. Tous les fruits sont arrosés par la même eau. Cependant ils diffèrent en bonté. Ainsi nous donnons des marques de notre puissance à ceux qui comprennent, xm, 3, 4.
Votre Seigneur est le Dieu qui, après avoir créé le ciel et la terre en six jours, s'assit sur son trône pour gouverner l'univers. On ne peut intercéder auprès de lui sans sa volonté. Il est votre Dieu. Adorez sa majesté suprême, x, 3. Il a parlé, et à sa voix la nuit, le jour, le soleil, la lune et les étoiles, se sont empressés de servir à vos besoins : prodige éclatant pour ceux qui réfléchissent ! Il a formé les diverses couleurs que la terre étale à vos yeux : signe manifeste pour ceux qui pensent ! Il a soumis la mer à votre usage. Les poissons qu'elle renferme dans son sein deviennent votre nourriture. Vous y péchez des ornements qui décorent vos
(1) On sait que, chez les musulmans, l'année est lunaire.
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habits. Vois le vaisseau fendre les flots, et le navigateur chercher l'abondance, et rends grâce au Très-Haut. Il a posé de hautes montagnes sur la terre ; il y a tracé le cours des rivières, et des chemins pour vous conduire. Il a placé au firmament les étoiles où l'homme lit la
route qu'il doit suivre xvi, 10-17. 11 envoie les vents,
avant -coureurs de ses grâces, et fait descendre la pluie
des cieux Par elle nous vivifions la terre stérile. Elle
sert à désaltérer nos créatures, les animaux et les hommes. Nous la versons sur leurs campagnes, afin qu'ils se souviennent de nos bienfaits ; mais la plupart oublient tout, excepté d'être ingrats, xxv, 50-52. N'as-tu pas vu comment Dieu abaisse les nuages qui versent la pluie ? Comment il la rassemble en ruisseaux qui coulent à travers les campagnes ? L'eau pénètre dans le sein de la terre et fait éclore les plantes, dont les couleurs sont variées à l'infini. La chaleur jaunit les moissons. Elles tombent sous le tranchant de la faux. Tous ces effets servent à l'instruction du sage, xxxix, 22. La diversité de vos langues et de vos couleurs sont pour l'univers un monument de la puissance de Dieu.... La foudre qu'il fait briller à vos yeux au milieu de vos craintes et de votre espérance annonce sa grandeur à ceux qui comprennent, xxx, 21-23. Il fait sortir la vie de la mort et la mort de la vie, vi, 95. Architecte des cieux et de la terre, lorsqu'il veut donner l'existence aux êtres, il dit : Soyez, et ils sont, vi, 72. Il fait subsister l'harmonie de tout ce qui existe, xxv, 2.
Ceux qui debout, assis, couchés, pensent à Dieu et méditent sur la création de l'univers, s'écrient : Dieu n'a point formé en vain ces ouvrages, m, 187. Mon