DE LA MORT
Dieu donne la vie et la mort, m, 149. Il vous a donné la vie, il vous l'ôtera, xvi, 72. L'homme ne meurt que par la volonté de Dieu, m, 138. Tout fils d'Adam doit payer le tribut au trépas. Nous vous éprouverons par l'infortune et par la prospérité, et vous reviendrez à nous, xxi, 36. Le terme de la vie est fixé. Nul ne saurait le prévenir, ni le différer d'un instant, vu, 32. La vie du monde est semblable à la pluie que nous faisons tomber des nuages. Elle pénètre dans la terre pour féconder le germe des plantes qui servent de nourriture aux hommes et aux animaux. Les plantes croissent, la terre s'embellit de leur parure, et ses habitants comptent sur de nouvelles richesses. Alors, soit dans l'ombre de la nuit, soit à la clarté du jour, nous envoyons la désolation, et les moissons ont disparu, comme si la veille elles n'avaient pas enrichi les campagnes, x, 25.
Les jouissances du monde sont passagères ; la vie future est le vrai bien pour ceux qui craignent Dieu. Là, personne ne sera trompé. En quelque lieu que vous soyez, la mort vous surprendra. Les tours élevées (1)
(1) Pallida mors œquo puisât pede pauperum tabernas, Regumque turres. (Horace, Od., I, 4.)