CHAP. XYIII. — DE LA MORT
ne vous défendront point contre ses coups, iv, 79, 80. Tous les hommes subiront la mort, m, 181. Vous revenez à nous dépouillés de tout, tels que nous vous créâmes... Ils ne paraissent point, ces intercesseurs que vous égaliez au Tout-Puissant. La protection que vous attendiez d'eux s'est évanouie, vi, 94-.
Ils t'interrogeront sur l'âme. Dis-leur : Dieu s'en est réservé la connaissance (1). Il nous a laissé bien peu de lumières, xvn, 87. A la mort, l'âme est portée devant l'Éternel, lxxv, 30.
Ne croyez pas que ceux qui ont succombé dans le combat (2) soient morts ; au contraire, ils vivent et reçoivent leur nourriture des mains du Tout-Puissant. Enivrés de joie, comblés des grâces du Seigneur, ils se réjouissent de ce que ceux qui marchent sur leurs traces, et qui ne les ont pas encore atteints, seront à l'abri des frayeurs et des peines, m, 162, 163.
(1) Beidawi (cité par feu de Sacy, journal As., x, 344) interprète ainsi ce passage du Coran : « Il s'agit ici de l'esprit qui viviiie et anime l'homme ; on veut dire qu'il est du nombre des choses créées qui sont produites sans matière préexistante, et sans tirer leur naissance d'une substance primitive comme les membres du corps de l'homme; ou bien on veut dire qu'il a existé par l'ordre de Dieu, et qu'il a commencé d'être parce que Dieu l'a formé, en supposant que l'objet de la question soit de s'informer de son éternité ou de sa production ; ou bien enfin cela signifie que c'est une des choses dont Dieu s'est réservé la connaissance. »
(2) Mahomet parle ici du combat d'Ahed. Voyez la Vie de Mahomet, par Savary.